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Archive pour janvier 2009

E-bien-être

Samedi 31 janvier 2009

J’ai découvert il y a un peu moins d’un an un site féminin très sympa et qui sort des sentiers battus traditionnels, mode, pipoles etc… Enfin, vous voyez ce que je veux dire emoticoneJe me sens bien est comme son nom l’indique, plutôt tourné sur le bien-être, le développement durable, l’écologie et les ressources qui vont avec. Le concept est intéressant et pas aussi répandu qu’on pourrait l’imaginer. Pourtant, je suis convaincue qu’il y a une demande pour ce type de webzine. D’ailleurs, si vous en connaissez d’autres, je suis intéressée emoticone

Yoga, rituels et éléments Down Under

Jeudi 29 janvier 2009

Pour chacun d’entre nous, la pratique païenne est différente et la voie païenne possède sa propre signification. Pour moi, la transition s’est faite en douceur il y a un peu moins d’une dizaine d’années et c’est probablement sur la façon dont sont structurées mes matinées, que le fait de devenir consciemment païenne a eu l’influence la plus tangible sur mon quotidien. En dehors des sabbats et des esbats, une grande partie de ma pratique tourne autour de ces rituels matinaux. Ils comportent une séance de yoga, diverses méditations et un rituel autour des éléments. Je l’ai créé moi-même au fil des années, en m’inspirant des méditations élémentales de Starhawk et un rituel matinal que j’ai trouvé dans « Embracing the moon » de Yasmine Galenorn.

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Evidemment quand je suis en Australie, il faut un peu l’adapter. On ne peut pas imaginer le feu au sud et la terre au nord. Il faut inverser. J’ai d’ailleurs récemment trouvé une proposition de correspondances sur un site australien pour Melbourne, que je trouve assez pertinente http://www.geocities.com/shadows_of_oz/correspondences/directions.html .

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Mais au-delà du bouleversement des directions et de leurs éléments correspondants, j’ai la chance de pouvoir vivre mon rituel matinal, ma méditation et ma séance de yoga dans un parc magnifique, entre deux eucalyptus  probablement centenaires. Le parfum délicieusement citronné de leurs feuilles titillent mes narines, alors que je médite sur l’élément terre et que leurs branches semblent m’entourer quand quelques feuilles ne tombent pas directement dans mon sac comme un petit clin d’œil de mes majestueux compagnons emoticone.

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Visite impromptue de deux oiseaux  Surprise

 cimg0566.jpgUn petit tirage avec les cartes Féminilune… emoticone

Ma petite boutique de sorcière

Samedi 24 janvier 2009

Depuis des années que je vais à Melbourne, je ne passe jamais un séjour sans faire une petite visite à The Spellbox (http://www.spellbox.com.au). C’est ma boutique de sorcières favorite de la planète. Et pourtant, j’en ai vu quelques unes, à Londres, New-York, Miami, Vancouver ou Fort Lauderdale. J’y ai parfois même dégotté quelques trésors, comme mon chaudron.

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Mais plus adorable que « The Spellbox » je n’ai jamais vu. Elle est située dans une galerie victorienne de Melbourne et elle est trop mimi avec ces petites alcôves en ogive. La personne qui a fait la déco est vraiment super douée. On a envie de tout acheter dans cette bou tique qui possède même sa propre ligne de produits et même de la rapporter en entier à la maison.

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Je suppose qu’ils doivent avoir du succès, puisqu’ils ont ouvert une deuxième boutique, plus grande, où sont ils organisé les ateliers à thème. Dommage qu’il n’y ait pas une succursale à Paris… Mais peut-être qu’un jour une boutique comme celle-ci aura une chance de marcher en France.

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Agenda artisanal Goddesses of the new light

Lundi 19 janvier 2009

Depuis quelques semaines, j’ai flashé sur le tarot Goddess of the new light. Je ne suis pas une toquée des tarots, mais j’ai un petit faible pour les jeux liés aux Déesses emoticone. Et celui-ci est absolument sublime emoticone. Il est hélas tout aussi introuvable et pour me consoler et tromper l’attente en attendant une éventuelle réimpression, j’ai customisé mon sinistre agenda professionnel (couverture en plastique noir, sobriété de rigueur, beuuurk emoticone) en agenda des Déesses. C’est un peu artisanal et je suppose que je ferai mieux à la prochaine tentative, mais maintenant je le pose sur mon bureau avec beaucoup plus de plaisir emoticone.

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Rites de passages

Samedi 10 janvier 2009

 

C’est en lisant un témoignage sur les rites de passage dans l’émergence des créatifs culturels, que j’ai eu envie de m’inscrire sur des forums de discussions païens et écologiques. En songeant que j’avais peut-être une petite lichette de mon expérience de jeune quadra à apporter notamment à des femmes plus jeunes, qui se débattaient dans des dilemmes que j’avais ausi traversés, quelques années plus tôt.

L’émergence des créatifs culturels, ouvrage de Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson paru en 2000 et qui a permis d’isoler le groupe sociologique des Créatifs Culturels, recèle de nombreuses richesses. Mais ce passage-là, témoignage d’une famille qui avait organisé des rites de passage pour sa fille adolescente et regrettait l’absence des rites de passage dans nos sociétés, m’a particulièrement marquée. Il explique comment la lecture de Reviving Ophelia de Mary Pipher (1), qui a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis, a poussé cette famille a organiser elle-même les rites pour son ado. L’année de ses 13 ans, Laura a choisi une douzaine de rites dans une liste d’une quarantaine de propositions établies par ses parents. C’est ainsi qu’elle a fabriqué une échelle de ses mains, participé à un sweat lodge avec sa mère, marché, campé et passé plusieurs jours dans la montagne avec sa soeur, travaillé dans un centre pour sans abris aux alentours de Noël ou guidé des enfants dans leurs premiers pas artistiques

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Si votre expérience est différente, je serai très heureuse de recueillir vos témoignages. Mais personnellement, je n’ai jamais rencontré -du moins en France- des familles qui avaient tenu à marquer le coup du passage de leurs filles dans l’adolescence.

Le seul rite de passage positif dont je me souvienne dans ma jeunesse, a été le fait d’être marraine à 17 ans, de l’une de mes petites cousines. Il existe une tendance dans ma famille, de choisir des parrains et marraines assez jeunes et pas forcément des copains des parents, de la même génération qu’eux. Cela peut sembler un détail, mais je pense que c’est totalement différent d’être à 25 ou 30 ans, la marraine de la fille d’une copine et de l’être à 17 ans, alors que je n’étais même pas encore majeure. C’était une façon de me passer le message que j’étais une adulte et que l’on pouvait me confier cette responsabilité.

Il ne fait guère de doute dans mon esprit, que le paganisme fait une plus belle part à ce genre de rites pour les femmes, que beaucoup d’autres religions. Dans plusieurs livres païens, j’ai trouvé des suggestions de cérémonies, pour célébrer les premières règles d’une jeune fille. J’espère sincèrement que c’est une tradition qui va refaire son chemin dans notre civilisation, et qu’à l’instar des bar miztvah prévues pour les garçon dans la religion juive, les rites de passages des adolescentes et pour les autres étapes de la vie vont s’installer.

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(1) Derrière mon clavier, j’entends votre question: ce bouquin est-il traduit en français? Comme souvent, la réponse est non. Il semble avoir été traduit en allemand, mais il n’est pas dispo en français. Oui, je sais, c’est une vilaine habitude. Beaucoup de bouquins intéressants ne sont pas accessibles aux francophones et c’est bien dommage.

Sorcière Particulière

Mardi 6 janvier 2009

 

Sorcière Particulière, quel drôle de mot! emoticone Le concept commence à se répandre dans la communauté païenne francophone pourtant, et ce n’est pas pas étonnant, parce que le principe est franchement sympa (http://masorciere.canalblog.com/) . On s’associe à une autre sorcière -qui n’habite généralement pas dans la même région que vous- avec laquelle on s’est trouvé des affinités au fil des rencontres sur le web. Puis on s’envoie des courriers, des petits paquets ou les deux à intervalle régulier, généralement autour des sabbats.

Ma SP à moi est Cerrydwen Asherah, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà. Après quelques mois de communication sur le web autour de nos convictions, de notre pratique païenne mais aussi de biens d’autres choses, nous avons commencé à échanger des colis. Cela fait maintenant un an et je n’ai franchement pas eu à le regretter emoticone. Non seulement Cerry a des doigts de fée et je bénéficie des merveilleux produits de l’atelier du chaudron, mais en plus c’est un réel plaisir de fabriquer ou dénicher quelque chose de spécial régulièrement pour quelqu’un que l’on apprécie.

En rentrant de vacances après Noël, j’ai eu le plaisir de trouver mon colis de Yule, avec plein de petites choses géniales comme toujours. Cerry connaît toutes mes petites faiblesses comme mon penchant pour le scrapbooking par exemple emoticone. Voici donc une partie de mes nouvelles merveilles.

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Mademoiselle Coco

Jeudi 1 janvier 2009

Lundi soir en rentrant chez moi -alors que je venais de feuilleter consciencieusement le programme de TV de la semaine dernière dans les transports en commun- je suis tombée par hasard sur le premier épisode de la mini série biographique sur Coco Chanel, dont la suite a été diffusée mardi à 20h45, également sur France Télévision. Et je dois reconnaître que j’ai regardé jusqu’au bout sans m’ennuyer une minute.

Lorsque j’ai parlé des modèles féminins dans le premier post de ce blog, j’avais omis d’évoquer Coco Chanel. Peut-être parce qu’après avoir lu une biographie de l’inimitable Gabrielle il y a deux ou trois ans (voir illustration), j’avais conclu que si j’admirais sa réussite professionnelle et l’accomplissement sans relâche de sa vision créative, sa vie personnelle n’avait pas été exactement enviable. Heureuse en affaires, mais trop souvent malheureuse en amour, Coco Chanel a peut-être payé au prix fort sa petite naissance, mais surfé sur ce rejet pour défricher des territoires neufs. Son parcours atypique, côté scène comme côté jardin, a fait d’elle l’une des pionnières de la libération de la femme. 

Tout en ne rentrant jamais dans le carcan – quasi-obligatoire à l’époque- du mariage, elle a ôté un autre carcan de la vie des femmes, celui de leurs vêtements. En confectionnant des vêtements destinés à être portés par une personne vivante et non exposés sur un objet d’art,  des vêtements dans lesquels on pouvait vivre et bouger, Coco Chanel jeté les bases du confort d’aujourd’hui. Sans elle et quelques autres, aurais-je pu refuser au fil de ma vie de femme, les talons aiguilles instruments de torture, les irritants collants en nylon d’hier ou les entravantes jupes de toujours? Pourrais-je chaque matin, choisir un pantalon tube en stretch dans lequel je peux atrapper un bus au vol, ou une jupe fluide, des bottes à semelles souples, un douillet pull à col roulé l’hiver et une une paire de tongs qui libère délicieusement mes orteils l’été?

La mode est souvent l’un des refuges fantasmagoriques de la femme. Elle peut exalter sa créativité, en lui offrant son corps et ses parures comme vecteur d’expression artistique. Mais elle peut également devenir une instrument d’asservissement, entre la dictature de la minceur absolue des podiums et des magazines, la fuite en avant du coût des marques qu’il « faut » porter et la préséance encore rampante du séduisant et sexy devant le pratique et confortable. La mode de Coco Chanel a traversé les époques, parce qu’elle était portée par un certain souffle de liberté, dont le parfum était encore plus enivrant pour les femmes d’hier et d’aujourd’hui, que la meilleure bouteille de numéro 5.

Lundi soir à la fin du premier épisode du téléfilm « librement inspiré de sa vie » ainsi qu’il était précisé, j’ai tourné la page du Elle que j’étais en train de feuilleter pour voir apparaître un échantillon d’une crème… Chanel. Un petit signe que l’on appelle synchronicité, un petit cadeau imprévu de fin d’année. Et un clin d’oeil de l’audacieuse Coco, à laquelle je dis merci. Merci d’avoir tenté, bousculé et osé pour le bénéfice des générations suivantes.

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