Archive pour mai 2009

Petit plan de tomate deviendra grand

Vendredi 29 mai 2009

 Petit clin d’oeil à tous ceux qui hésitent à se lancer dans une carrière périlleuse d’agriculteur à domicile, les plans de tomates, ça marche! Dans la catégorie avant/après, voici une photo prise fin mars, lorsque j’ai acheté mes deux plans et une autre deux mois plus tard. Les tagliatelles au coulis de tomate maison, c’est pour bientôt emoticone.

cimg0650.jpg  En bas à gauche, avant.

 cimg0704.jpg Les deux grandes tiges au premier plan, c’est bien eux, après.

Le Bio au féminin

Dimanche 24 mai 2009

 

En cherchant des outils de jardinage sur le web l’autre jour (un truc pour broyer les branches pour les composter, efficace et pas trop cher, si quelqu’un a une idée Indeci), je suis tombée sur ce site, fémininbio. Ils éditent un magazine gratuit distribué chez certains commerçants comme l’enseigne de jardinerie naturelle Botanic, mais on peut également le consulter en ligne.

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Evidemment, je trouve un peu dommage qu’un tel titre ne soit pas édité par un groupe de presse indépendant ou une association et soit lié de façon tangible à une chaîne de produits de jardinage… bios. Mais heureusement, il n’est pas uniquement orienté sur la consommation, il y a des dossiers intéressants, plein d’infos et dans l’ensemble, les trois premiers numéros du magazines ne sont pas mal fichus.

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Le site comporte également un espace de socialisation, façon myspace-bio, qui peut permettre d’échanger avec d’autres bio-consom’acteurs convaincus.

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Crèmes au cranberry et à l’eau de rose et baume à la figue

Dimanche 17 mai 2009

 

Depuis que j’ai commencé à découvrir les secrets de la fabrication des cosmétiques à la maison, je ne m’arrête plus emoticone. Je me suis acheté une petite balance de cuisine, au gramme près et qui prend les liquide en compte et je dois reconnaître que c’est quand même nettement plus simple pour bien doser! emoticone

Pour l’étrenner, j’ai confectionné une crème pour le corps toute simple, mais agrémentée d’huile essentielle de géranium. Non seulement, elle sent super bon, mais en plus c’est un bon anti-cellullite. Ensuite, j’ai fabriqué une crème visage pour peaux matures pour deux copines et moi. Si l’une d’elle me lisait, elle pousserait certainement des hurlements, parce qu’elle a à peine 30 ans emoticone, mais bon, il faut commencer tôt à lutter contre les ravages du temps emoticone. Pour la phase acqueuse, j’ai utilisé une eau de rose qu’une amie m’avait rapporté du Maroc et de la poudre de cranberry, une substance légèrement rosée, à la fois anti-âge et purifiante. J’utilise cette crème visage quotidiennement depuis quinze jours et je suis assez satisfaite du résultat. On verra ce qu’en pensent les deux copines emoticone.

Enfin, pour l’été, je me suis fabriqué un baume pour les lèvres à base de cire d’abeille, miel, beurre de cacao, huile d’amande douce et enfin de l’extrait de figue pour l’arôme. Cela sent divinement bon emoticone. Et comme il est assez dur, il ne tournera pas en compote cet été lors des grosses chaleurs emoticone.

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La sorcière sur nos petits écrans

Lundi 11 mai 2009

 

Officiellement, je suis une païenne dévouée à la culture de mes herbes, l’osmose avec les cycles de la lune et la roue de l’année. Mais officieusement, je suis également une inconditionnelle de Harry Potter et Buffy contre les Vampires. Les sorcières de l’écran m’ont toujours fascinée, même avant que je sois consciente d’en être une. Et d’après les échanges que j’ai eus sur les divers forums païens que je fréquente depuis deux ou trois ans, je pense que je suis loin d’être la seule dans ce cas emoticone.

Lorsque je compare les rediffusions de Ma sorcière bien aimée dont je me délectais gamine et les huit saisons de Charmed –dont je n’ai pas loupé beaucoup d’épisodes- je me dis que la représentation de la sorcière dans la pop culture a bien évolué. Bien évolué, mais… Dans l’Amérique des années 60, Samantha Stevens ne devait pas utiliser ses pouvoirs de sorcière, sous peine de contrarier son mari, le désopilant Jean-Pierre. Les sœurs Halliwell sont nettement plus libérées. Elles n’ont pas besoin d’autorisation de leurs petits amis pour utiliser la magie, mais leurs vies sentimentales sont nettement plus compliquées. Elles sont perpétuellement déchirées entre la nécessité de garder leurs pouvoirs secrets des élus de leurs coeurs et la crainte de leurs réactions si elles se décident à montrer leur vrai visage. Quand elles ne tombent pas carrément amoureuses d’un démon, comme Phoebe et Cole (Balthazar), ou plus tôt dans la série, Prue e t son séduisant démon repenti, Bane Jessup.

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Dans les séries récentes, apparaît parfois une dimension éthique et d’aide à son prochain chez la sorcière. Dimension qui n’existait guère dans Ma sorcière bien aimée. Dans la famille de Samantha, la magie était un instrument utilisé à des fins personnelles, sans aucun scrupule. Endora, la facétieuse et colérique mère de Samantha, ne se gêne d’ailleurs pas pour se servir de ses pouvoirs pour jouer des tours pendables à son gendre. Preuve que dans l’inconscient collectif, la perception de la « bonne » sorcière a évolué depuis : elle n’est plus une évaporée qui utilise ses pouvoirs pour sa distraction et son bien-être personnel, mais une personne pour laquelle des capacités exceptionnelles viennent avec des responsabilités exceptionnelles.

Buffy contre les vampires  aborde une autre dimension de la magie. Dans la série créée par Joss Whedon, les dangers de la magie et surtout de son abus, sont incarnés par le côté sombre de la force dans lequel tombe Willow dans la saison 6. Accroc à la magie comme d’autres peuvent l’être à la cocaïne, l’amie de la Tueuse découvre à ses dépens que son art doit se pratiquer avec prudence et responsabilité. Et que lorsqu’elle laisse ses émotions obscurcir son jugement, d’autres peuvent en souffrir.

Dans un tout autre registre, la première série de JJ Abraham, le producteur-créateur d’Alias et de Lost, a développé un personnage de sorcière à la fois drôle et attachant. Lorsque Felicity -le nom de la série comme de l’héroïne- débarque à New-York pour sa première année d’université, elle découvre avec horreur que la compagne de chambre qu’on lui a assigné, Meghan, ne correspond pas exactement à l’image qu’elle se faisait de la copine complice avec laquelle elle rêvait de passer sa première année en dehors du foyer familial. « Wild girl » aux yeux charbonneux portant des vêtements gothiques et affichant une assurance méprisante comme un sans-gêne sans limites, Meghan pratique également la sorcellerie. Visiblement le précepte wiccan « fais ce que tu as à faire et ne fais de mal à personne » n’est pas parvenu jusqu’à elle. Le personnage de Meghan rentre un peu dans les clichés encore présents dans l’imagination populaire concernant les sorcières: elle jette des sorts aux uns et aux autres uniquement dans le but de se distraire, s’habille en noir et affiche une vie sexuelle débridée. Mais à mesure que la série avance, on découvre Meghan sous un autre jour. Humaine tout simplement, entre deux stages de wicca ou rave party.

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Voilà, désolée d’avoir été un peu longue, mais je suis une mordue de séries emoticone et la représentation de la sorcière sur petit écran me rend forcément bavarde. Je n’ai pas abordé la représentation de la sorcière sur grand écran ici, mais ce sera probablement l’objet d’un autre post emoticone.

 

Reviving Ophelia , voyage dans cette culture « made in USA » qui empoisonne les filles

Lundi 4 mai 2009

 

J’ai terminé récemment Reviving Ophelia, le bouquin de Mary Pipher dont j’avais déjà évoqué l’existence dans un post précédent, Rites de passages. Ce voyage au cœur de la vie des adolescentes Américaines des années 90 m’a particulièrement interpelée. A travers toutes ces jeunes filles qui sont passées dans le cabinet de la psychologue américaine, on découvre à quel point la culture américaine est devenue toxique pour les adolescentes, puis les jeunes femmes. Quel que soit leur contexte familial, les jeunes filles sont confrontées à leur entrée au collège à une société où le paraître prend violemment le pas sur l’être pour la femme. Le grand mouvement de libération de la femme enclenché après la deuxième guerre mondiale semble bien loin dans la description de cet univers où la jeune fille est objectisée, parfois d’une façon  cruelle et brutale dès la puberté. Entre les jeunes filles qui ont été violées par leur petit ami, celles qui utilisent l’alcool pour s’anesthésier dans des rapports sexuels qu’elles se sentent obligées d’avoir même si elles ne sont absolument pas dans des conditions où les peuvent les apprécier, la nécessité vitale d’être « populaire » sur la scène sociale contraint la plupart des jeunes filles à travestir voire nier leur personnalité. Elles portent les habits qu’il faut, affichent les labels en vogue, s’affament parfois jusqu’à l’anorexie pour atteindre la minceur « idéale ».

La tendance n’est peut-être pas aussi outrée en Europe et dans les autres pays industrialisés qu’aux Etats-Unis. Mais on connaît la capacité de l’Amérique à exporter ses maux à plus ou moins long terme. Dix ans après la parution de Reviving Ophelia, je ne cesse d’entendre parler d’adolescentes françaises qui semblent prises à ce piège-là. Heureusement, la conscience s’éveille autour de cette culture poison pour les filles. En Australie, notamment, sur l’initiative d’un groupe de femmes de l’Etat de Victoria, a été créé l’année dernière Indigo, un magazine pour les jeunes filles dont la ligne rédactionnelle est totalement en rupture avec ceux qui fleurissent sur les étagères.

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Dans Indigo, pas de « pipoles », de mode inabordable et de mannequins filiformes en couverture, mais plutôt des adolescentes réelles et des modèles pour la jeune Australienne type. De mon expérience personnelle, il est assez difficile de trouver un numéro en kiosque en Australie, sa distribution semblant encore bien lointaine de celles des titres majeurs. Mais il semble que l’on puisse maintenant s’abonner sur le web et même lire Indigo en ligne. J’espère en tout cas qu’Indigo ne disparaîtra pas et fera des petits dans d’autres pays.

Fleurs de Beltaine

Vendredi 1 mai 2009

Une nouvelle petite paire de boucles doreilles en passant, créée dans linspiration de Beltaine et qui va se rajouter à ma petite galerie dexposition. Dailleurs, je lai baptisé Fleurs de Beltaine. Un modèle qui sera unique, parce que je n’ai qu’une paire d’estampes emoticone.

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