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Archive pour février 2010

Crème pour le corps au millepertuis

Vendredi 26 février 2010

Oui, je sais on est en plein hiver et je vous donne encore une recette de crème particulièrement adaptée au retour de contrées ensoleillées emoticone.  Mais certaines sont peut-être parties au soleil pour les vacances d’hiver, pendan que d’autres pourront garder la recette pour l’été emoticone. J’ai tenté quelques variantes dans la recette de base de crème après-soleil pour le corps que j’avais testée l’automne dernier. Et voici le résultat. 

Phase acqueuse (80%) 

Eau de source 50% 

Eau de rose 20% 

Gel d’aloe vera 8% 

Glycérine végétale 2% 

Phase huileuse (20%) 

Cire émulsifiante (aromazone N°1) 8% 

Macérat de millepertuis 12% 

En plus du mélange conservateur vitamine E, EPP, j’ai rajouté quelques gouttes d’HE de lemongrass et de pamplemousse, réputées anti-cellulite. Elles se sont bien mariées avec l’extrait de manque et l’eau de rose et l’odeur est absolument délicieuse emoticone. Bien touillée, l’émulsion est assez onctueuse. 

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Recette du bonheur

Vendredi 19 février 2010

 Il y a quelques temps, Mélia, une des Soeurs des éléments avait concocté une charmante recette de cuisine, intitulée recette du bonheur qu’elle m’a autorisée à partager avec vous. Un petit clin d’oeil et un grand rayon de lumière à méditer dans les frimas hivernaux Rire.

Préparation : 10 min
Cuisson : 30 à 40 min
Se garde : Toute une vie

Ingrédients (pour un cercle magique) :
- 125 g de bonheur
- 125 g d’amour
- 250 g de douceur
- 1 tablette de magie (soit environ 200 g)
- 4 morceaux d’arc-en-ciel
- 1/2 sachet de sincérité
Préparation :Préchauffer le four à 180°C (th 6).
Faire fondre la magie dans une casserole, avec un peu d’étoile.
Hors du feu, ajouter l’amour, le bonheur et la sincérité.
Préparer une mousse avec l’arc-en-ciel, la douceur et un peu d’eau; L’ajouter à la préparation précédente.
Battre du rire en neige, ajouter un zeste tendre et l’incorporer dans la casserole tout doucement.
Verser le tout dans un moule pailleté à bords hauts, et enfourner, pendant environ 35 min.
On peut rajouter de la complicité, des étoiles fondues, ou des petits cadeaux à la fraise pour décorer le dessus du bonheur.
 

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Entre Cougars et princesses de contes de fées (Chroniques d’Oz, chapitre 5)

Dimanche 14 février 2010

A ses heures, l’Australien sait être écologiste. L’une des espèces -pas exactement menacée- dont le sort le préocuppe le plus dernièrement semble être le cougar. Pour celles qui ne sont pas encore familiarisées avec ce terme peu répandu en France, mais courant chez les Anglo-saxons, le cougar -en référence au nom anglais du puma- est une façon plus ou moins péjorative de désigner une femme ayant dépassé les 35 ou 40 ans (selon les sources), qui « chasse » lhomme plus jeune quelle, bousculant les conventions sociales qui veulent qu’un couple soit constitué par une femme et un homme de son âge ou.. plus âgé. Mais surtout pas le contraire. 

Institutionalisée il y a plusieurs siècles par des personnages historiques marquants comme Catherine II de Russie, la chasse au « cub » -ou lionceau en français- est aujourd’hui pratiquée avec succès par certaines « people ». Les plus connues sont Madonna associée depuis son divorce davec Guy Richie déjà de 10 ans son cadet à un manne quin de 27 ans son cadet- Demi Moore, mariée à un Ashton Kutcher qui lui rend 17 ans, ou encore Susan Sarandon, qui partageait jusqu’en 2009 la vie de Tim Robbins, qui a 12 ans de moins qu’elle.

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Mais ce qui a récemment attisé l’intérêt des Aussies pour ce phénomène de société est le battage autour du lancement sur les antennes nationales de la série Cougar town. Courteney Cox, une des anciennes friends, en est la vedette. N’ayant vu aucun épisode, je ne porterai pas de jugement définitif sur la série elle-même, sinon que les quelques extraits auxquels je n’ai pu échapper étant donné le martelage de la promotion, m’ont semblé navrants de bêtise et de clichés. Et il semble qu’avec beaucoup plus d’informations que moi, la journaliste de Sunday Life supplément de Week end de The Age -qui s’est fendue d’un article de quatre pages sur le sujet, couverture à l’appui- soit parvenue à des conclusions encore plus sévères que les miennes.

 « Je me demande si la colère contre les cougars est un effet secondaire de la visibilité grandissante de femmes plus âgées dans des positions d’autorité« , s’interroge Emily Nussbaum, qui après avoir apprécié le personnage débridé de Samantha dans Sex and the City, reste sceptique devant Jules, celui incarné par Courteney Cox dans Cougar Town. Mais alors que Sex and the city était une émanation des chroniques de Candace Buschnell dans le New York Observer, Cougar Town est celle d’un univers hollywoodien encore très masculin, ainsi que le rappelle ce récent article du New York Times.

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Pendant que les adultes jalousent, craignent ou ridiculisent les cougars, les petites filles se lovent dans un bain de « rose princesse », avec le plus grand des délices. Aux traditionnels contes de fées dont notre enfance a été bercée, s’est ajoutée la culture princesse, instrument marketing habilement dirigé vers les petites filles. Et dont certaines mères, comme Mia Freedman, une chroniqueuse du même Sunday life, s’émeuvent. « Pourquoi les personnages féminins des contes de fée n’ont-elles ni job, ni amis, ni talents ou capacités particulières?« , interroge-t-elle dans une réflexion que l’on peut retrouver ici, sur son site mamamia.   »Pourquoi chaque femme doit nécessairement être sauvée par un prince? Pourquoi ne peuvent-elles pas se sauver toutes seules? »

Mia Freedman évoque également l’image corporelle véhiculée par la représentation de ces princesses, à la minceur irréelle: « Elles donnent l’impression que les mannequins que l’on voit dans les magazines sont obèses« , ironise-t-elle. Le sujet de cette minceur avait d’ailleurs été abordé dans ce post par un chroniqueur, dont le blog est publié sur le site de l’hebdomadaire américain Newsweek et il a eu provoqué tellement de réactions qu’une suite a été publiée.

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Les questions posées par Mia Freedman, personnalité de son pays la plus suivie sur Twitter, sont légitimes. Depuis la révolution des années 70, la place de la femme dans la société a considérablement changé. Mais pas les contes de fée. Pas les histoires que l’on met dans la tête des petites filles, abondamment relayées par un merchandising à la fois séduisant et agressif, qui tient lieu d’amplificateur. La chronique de Mia Freedman m’a poussée à revisiter mon enfance et le rapport que j’avais moi-même développé avec les contes de fée à l’époque où j’avais l’âge de m’y intéresser. Je me suis toujours demandé pourquoi les personnages de princesse n’étaient pas ceux par lesquels j’étais attirée. J’étais désolée pour la belle au bois dormant et son long sommeil, mais j’avais surtout envie de chiper sa cape et son beau costume noir à Maléfice, la méchante fée. Lorsque j’ai découvert le film de Jacques Demy Peau d’âne, j’ai suivi avec intérêt la vie solitaire de Peau d’âne, cachée dans sa petite cabane dans la forêt. Mais c’était plutôt à sa marraine la fée -esprit libre drapée dans des robes vaporeuses qui n’entravaient pas ses mouvements- à laquelle j’avais envie de ressembler. 

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Peut-être suis-je une exception, mais peut-être pas. Dans ses contes qui farcissent la tête des petites filles, le shéma est quasi incontournable: une jolie princesse en danger est sauvée par un beau prince en dépit des agissements néfastes d’une ou plusieurs méchantes sorcières. Et l’unique route du bonheur est indiquée par un panneau:  »ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». On peut évidemment espérer que le message réducteur ne persistera pas de la petite fille à l’adolescente, mais il serait évidemment plus simple d’offrir aux petites filles une plus grande variété de mythes sur lesquels construire leur identité.

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Lune froide

Mercredi 10 février 2010

Voici juste une petite parenthèse avant le cinquième et dernier volet de mes chroniques d’Oz, pour vous présenter le dernier modèle de boucles d’oreilles que j’ai créé, inspirée par l’hiver glacé que nous vivons cette année en Europe Se tait.

Vous retrouverez bientôt ce modèle avec tous les autres sur ma galerie myspace. Sans oublier évidemment les nouveaux trésors Atalantes qui apparaissent régulièrement sur Légendes oubliées et trésors disparus d’Atalantide.

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Le féminisme est-t-il soluble dans la bière australienne? (chroniques d’Oz, chapitre 4)

Vendredi 5 février 2010

Sur le plan de la condition féminine, lAustralie -dont la bière est un signe de reconnaissance de la culture masculine- na pas exactement une bonne réputation. Il y a quelques années en revenant de là bas, javais discuté dans lavion avec un groupe dingénieurs français qui avaient collaboré avec une société française. Une femme figurait parmi les ingénieurs français et elle s’était plainte que les Australiens ne sadressaient qu’à ses collègues de sexe masculin et ignoraient quasiment sa présence. 

Les années ont passé mais alors quen France, jai parfois limpression que le terme de féministe a pris une consonance péjorative, depuis presque trois semaines que je suis arrivée en Australie cette année, il ne se passe quasiment pas un jour sans que lun des journaux que je feuillette, ne développe un thème autour de la condition féminine, qu’il s’agisse d’un hommage pionnière du féminisme en Australie ou encore de linjustice du traitement médiatique dont sont victimes les politiciennes par rapport à leurs homologues masculins.  Si beaucoup d’articles font justement état des disparités de traitement entre les deux sexes et du chemin qu’il reste à parcourir, le thème est de toute évidence sur le grill au pays des kangourous. 

Cest ainsi que jai découvert avec une certaine émotion sur une double page dun supplément de week-end de The Age, quotidien de référence à Melbourne, la destinée insolite dun peintre australien du début du XXème siècle, Hilda Rix Nicholas . Ou que jai appris à travers un sondage publié dans le Herald Sun le tabloïd de la même ville- que la majorité des Australiens (mais pas des Australiennes) n’étaient pas plus choqués que cela par les infidélités répétées de Tiger Woods.  Le lendemain, dans le même journal, une pluie de lettres déchirait les propos tenus la veille dans les mêmes colonnes par un politicien, Tony Abott, qui se faisait lavocat de labstinence avant le mariage… Enfin surtout les femmes dont la virginité est un « bien si précieux ». Depuis les éditoriaux se renvoient la balle pour réagir sur les propos toxiques du politicien

Dans les mêmes pages, jai également été heureuse dapprendre que le gouvernement fédéral menait une campagne musclée dans les rangs de la Marine, univers chargé de testostérone, pour quil devienne plus accueillant pour les femmes, qui démissionnent en masse paraît-il. Un autre article a fait état des résultats dune récente étude réalisée en Espagne autour de la culpabilité éprouvée par l’être humain, qui révèle que celle-ci est ressentie de façon beaucoup plus intense par les femmes, dont le système immunitaire est ainsi plus menacé. Une étude guère plus rassurante que celle réalisée l’année dernière aux Etats-Unis, qui révèle que les femmes sont globablement moins heureuses que dans les années 70 -quels que soient leurs choix de vie, mères ou non, mariées ou pas, travaillant ou restant à la maison- et suggère que cette tendance ne s’applique pas qu’aux Etats-Unis, mais également à d’autres pays. Celles qui tentent de jongler entre carrière et famille ont certainement des motifs d’instisfaction en Australie. Une enquête de the Age a en effet révélé récemment que les conseils d’administration de plus importantes sociétés australiennes ne comptaient que 8% de femmes dans leurs effectifs et que le pourcentage -inférieur à celui des Etats-Unis 15,2% et à la moyenne européenne, 9,7%- est en baisse depuis 2006. Quelques jours avant, le Daily Telegraph australien avait consacré quasiment une double page à un éditorial qui démontrait que les femmes récoltaient rarement les fruits de leur travail. L’éditorialiste se penchait notamment sur les cas de deux politiciennes Australiennes. La première ayant fini par démissionner de son poste pour « raisons familiales », alors que la seconde, célibataire sans enfants, était perpétuellement attaquée pour cette raison.

Et si les journaux ne suffisaient pas à nourrir ma réflexion, il y a quelques jours dans l’ascenceur de l’hôtel, j’ai croisé un couple dont l’homme portait un tee-shirt avec l’image ci-dessous.

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Pour terminer le tour dhorizon, l’éditorial dune journaliste mère de famille en croisade contre les contes de fées dans un supplément du week-end de The Age, ma tellement interpelée que jai décidé quil valait bien un post à part. Tout comme la grande fascination des Australiens pour les Cougars (qui nest supplantée que par celle pour la nourriture), la diffusion imminente de la série Cougars Town étant un prétexte rêvé pour sadonner à ce coupable plaisir. A venir donc la femme et la princesse des contes de fées et les « prédatrices » de chair fraîche masculine. 

Le calice cosmique (Chroniques d’Oz, chapitre 3)

Lundi 1 février 2010

Il y a quelques semaines, il mest arrivé une aventure extrêmement déplaisante. En rangeant mes étagères, jai découvert que le pied du calice en pierre qui me suivait quasiment depuis le début de ma vie de sorcière avait été cassé. Je tiens à tous mes outils, parce quils sont avec mois depuis des années, mais sil y en a bien un qui mest précieux, enfin qui m’était précieux, c’était ce calice. 

Je lavais acheté dans un marché aux puces en Floride et lorsque jy suis retournée en décembre dernier, jai évidemment écumé le marché aux puces en question, dans lespoir de retrouver le même style de calice, que je navais vu nulle part ailleurs. Peine perdue.  Alors que c’était visiblement le produit en vogue il y a une dizaine dannées, maintenant plus un seul vendeur nen avait.

Je suis rentrée chez moi fort déçue, après m’être offert une excentrique montre couleur cuivre pour me consoler. Mais quelle ne fut pas ma divine surprise samedi dernier, alors que je parcourais un peu désabusée les allées dun autre de mes marchés favoris, en Australie cette fois, de tomber sur un adorable monsieur Afghan, qui vendait plusieurs modèles des mes coupes chéries, taillées et polies dans des pierres toutes plus magnifiques les unes que les autres. Il ma expliqué quelles étaient fabriquées dans Il y avait de lagate, des fossiles et dautres pierres quil na pas pu me nommer dont une dun turquoise très vif.

Mais cest finalement pour une autre plus sombre que jai optée, qui me rappelait la couleur dun ciel nocturne et totalem ent cosmique dans lequel la voie lactée s’étalerait comme une traînée de poudre rose. Jignore le nom de la pierre (et si quelquun a une idée en voyant la photo, toute information est la bienvenue Rire), mais en tout cas jadore mon nouveau calice. Maintenant, il ne reste plus qu’à le rapporter en France en un seul morceau emoticone.

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