En attendant Ostara

 La nature est en retard. Plus encore que l’année dernière, je crois. Mon Lilas n’est pas en fleurs, alors qu’à cette époque il éclaire un coin de mon jardin de ses charmantes grappes blanches. Mon abricotier ne s’est pas encore non plus revêtu de ces petites clochettes blanches, alors que d’habitude, il est souvent trop enthousiaste et s’épanouit en février, avant les dernières gelées. Ma verveine citron boude obstinément, oublieuse du fait qu’elle a eu le privilège de passer cet hiver rigoureux sous la protection d’une petite serre de jardin. Mon pommier sommeille encore et m’a gratifié d’un baillement indifférent lorsque je suis venu scruter les extrémités de ses branches. Et alors que mon poirier se réveille à peine, les framboisiers en revanche (enfin, ceux qui ont survécu Triste) affichent une kyrielle de petits bourgeons prometteurs. Et mon compost enfin, exactement comme l’année dernière, tarde à se décomposer. Trop froid. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir mettre sur mon sol pour fertiliser mes plantes?emoticone L’énergie d’Ostara se fait attendre cette année, elle se fait désirer. Mais elle approche. Le soleil retrouve de sa puissance, on ouvre les yeux avec la lumière le matin. Et si les arbres se recroquevillent encore dans les morsures du froid, le printemps s’annonce. Enfin.

Si le solstice d’été demeure mon sabbat préféré, Ostara est l’une des périodes que j’affectionne le plus dans l’année. Les couleurs pastels qui l’accompagnent sont celles que j’utilise et que je porte le plus souvent. Je n’ai pas encore totalement décidé de la façon dont j’allais célébrer le sabbat, Mais en attendant l’équinoxe de printemps, je me suis déjà livrée au rituel des graines, en plantant mes quatre premiers pots, tomates, basilic, marjolaine et tomates cerises, qui sont à l’abri des dernières gelées grâce à ma petite serre. Le rituel des graines, je crois que c’est celui que je préfère à Ostara.  Mais le symbole des oeufs me parle aussi énormément. J’ai ressorti un très joli bijou, un oeuf en argent que j’avais acheté il y a deux ans à Eloa, une des soeurs des éléments et que je porte à cette époque de l’année. Et pour clore mes célébrations saisonnières, je pense que je me laisserai porter par mon inspiration du jour, mais je vais peut-être utiliser comme base le rituel que j’ai trouvé dans The Sabbats d’Edain Mc Coy, le livre que je préfère pour suivre la roue de l’année.  Voici ce rituel, librement traduit.

Pour ce rituel, vous aurez besoin d’un petit panier avec des oeufs peints, de préférence des vrais.

Créez votre cercle comme vous en avez l’habitude. Puis prononcez: Béni soit Ostara, nuit de l’équinoxe, nuit de l’équilibre. Ce soir toutes choses sont égales: le Dieu et la Déesse, la vie et la mort, le jour et la nuit. Mais ce soir la lumière conquiert la nuit et la vie se manifeste à la surface de la terre

Placez maintenant autant d’oeufs que vous le pouvez autour de vous. Prenez la position du pentagramme et visualisez la force de vie nouvelle qui s’infuse en vous à travers le symbole des oeufs. Ressentez l’équilibre en vous.

Replacez les oeufs dans le panier. Visualisez le panier comme le vecteur  de la plénitude de la vie. Visusalisez les oeufs comme communiquant leur énergie à ce vecteur. Maintenant levez vous et dansez en toute liberté, dans la joie qu’éprouve toutes les créature vivantes à la première apparition du printemps.

Quand vous avez terminé, fermez le cercle comme vous en avez l’habitude. 

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2 Réponses à “En attendant Ostara”

  1. Solune dit :

    La cendre de bois, parfois, c’est pas mal pour fertiliser la terre ?

  2. J’ai lu ça également. J’ai une machine pour broyer les branches, mais j’ai l’impression que ça met longtemps à décomposer. Et jusqu’à présent, je n’ai pas encore osé me lancer dans le grand feu, qu’il s’agisse des branches ou des déchets végétaux de mauvaises herbes qui ne peuvent pas être mis dans le compost. Mais c’est une idée à creuser. :-)

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