Archive de la catégorie ‘Atalantitude’

Migration printanière

Dimanche 11 avril 2010

 Les milles pommes d’or d’Atalanta changent de domicile. Après presque un an et demi, au cours desquels j’ai eu le privilège de recevoir plus de 12000 visiteurs, le moment était venu de changer de décor et de prendre un nouveau départ. Je vous invite donc à me rendre visite ici, ou en cliquant sur la bannière ci-dessous. La décoration des lieux est encore dans une phase évolutive et il se peut que vous assistiez aux derniers coups de pinceau dans les jours et semaines à venir emoticone. Vos commentaires y seront évidemment les bienvenus.

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L’instant gourmet

Lundi 5 avril 2010

Evidemment, vous aimeriez préparer un repas équilibré à vos enfants pour ce week-end que vous vous apprêtez à passer en famille. Ou alors vous êtes seul et mettre les petites casseroles dans les grandes paraît superflu. Evidemment, vous êtes fatigués, la semaine a été dure, vos enfants (et même vous) n’aiment pas plus que ça votre cuisine et ils sont tellement, tellement contents d’aller croquer de la restauration rapide que vous hésitez à les priver et à vous priver d’un plaisir doublement coupable. Alors, jetez un œil à cet article tiré du site Slate et à ces vidéos disponibles sur le site de Télérama, extraites d’un reportage censuré. Et vous verrez que vos casseroles vont ressortir comme par magie des placards.

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En attendant Ostara

Vendredi 19 mars 2010

 La nature est en retard. Plus encore que l’année dernière, je crois. Mon Lilas n’est pas en fleurs, alors qu’à cette époque il éclaire un coin de mon jardin de ses charmantes grappes blanches. Mon abricotier ne s’est pas encore non plus revêtu de ces petites clochettes blanches, alors que d’habitude, il est souvent trop enthousiaste et s’épanouit en février, avant les dernières gelées. Ma verveine citron boude obstinément, oublieuse du fait qu’elle a eu le privilège de passer cet hiver rigoureux sous la protection d’une petite serre de jardin. Mon pommier sommeille encore et m’a gratifié d’un baillement indifférent lorsque je suis venu scruter les extrémités de ses branches. Et alors que mon poirier se réveille à peine, les framboisiers en revanche (enfin, ceux qui ont survécu Triste) affichent une kyrielle de petits bourgeons prometteurs. Et mon compost enfin, exactement comme l’année dernière, tarde à se décomposer. Trop froid. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir mettre sur mon sol pour fertiliser mes plantes?emoticone L’énergie d’Ostara se fait attendre cette année, elle se fait désirer. Mais elle approche. Le soleil retrouve de sa puissance, on ouvre les yeux avec la lumière le matin. Et si les arbres se recroquevillent encore dans les morsures du froid, le printemps s’annonce. Enfin.

Si le solstice d’été demeure mon sabbat préféré, Ostara est l’une des périodes que j’affectionne le plus dans l’année. Les couleurs pastels qui l’accompagnent sont celles que j’utilise et que je porte le plus souvent. Je n’ai pas encore totalement décidé de la façon dont j’allais célébrer le sabbat, Mais en attendant l’équinoxe de printemps, je me suis déjà livrée au rituel des graines, en plantant mes quatre premiers pots, tomates, basilic, marjolaine et tomates cerises, qui sont à l’abri des dernières gelées grâce à ma petite serre. Le rituel des graines, je crois que c’est celui que je préfère à Ostara.  Mais le symbole des oeufs me parle aussi énormément. J’ai ressorti un très joli bijou, un oeuf en argent que j’avais acheté il y a deux ans à Eloa, une des soeurs des éléments et que je porte à cette époque de l’année. Et pour clore mes célébrations saisonnières, je pense que je me laisserai porter par mon inspiration du jour, mais je vais peut-être utiliser comme base le rituel que j’ai trouvé dans The Sabbats d’Edain Mc Coy, le livre que je préfère pour suivre la roue de l’année.  Voici ce rituel, librement traduit.

Pour ce rituel, vous aurez besoin d’un petit panier avec des oeufs peints, de préférence des vrais.

Créez votre cercle comme vous en avez l’habitude. Puis prononcez: Béni soit Ostara, nuit de l’équinoxe, nuit de l’équilibre. Ce soir toutes choses sont égales: le Dieu et la Déesse, la vie et la mort, le jour et la nuit. Mais ce soir la lumière conquiert la nuit et la vie se manifeste à la surface de la terre

Placez maintenant autant d’oeufs que vous le pouvez autour de vous. Prenez la position du pentagramme et visualisez la force de vie nouvelle qui s’infuse en vous à travers le symbole des oeufs. Ressentez l’équilibre en vous.

Replacez les oeufs dans le panier. Visualisez le panier comme le vecteur  de la plénitude de la vie. Visusalisez les oeufs comme communiquant leur énergie à ce vecteur. Maintenant levez vous et dansez en toute liberté, dans la joie qu’éprouve toutes les créature vivantes à la première apparition du printemps.

Quand vous avez terminé, fermez le cercle comme vous en avez l’habitude. 

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Le conflit entre la femme et la mère, selon Elizabeth Badinter

Lundi 15 mars 2010

Le conflit, la mère et la femme, l’essai d’Elizabeth Badinter qui vient de paraître chez Flammarion, fait beaucoup de bruit. Les divers articles que j’ai lus dans les journaux ici et là m’ont donné envie d’en savoir plus et sa lecture s’est avérée très enrichissante.

Inutile de le rappeler, il s’agit là d’un sujet extrêmement délicat. Dans cet essai Elizabeth Badinter antagonise certains aspects de la révolution écologique avec les acquis du féminisme. Elle développe notamment très longuement les « commandements » de
la Leche League, cette organisation mondiale préconisant avec vigueur l’allaitement des bébés. Sous sa plume, les préceptes de la Leche League prennent même une ferveur quasi religieuse. Lorsque l’on apprend que selon la Leche League une « bonne mère » devrait rester à la maison trois ans après la naissance de chaque enfant, on est évidemment en droit de se demander comment une mère de plusieurs enfants peut avoir la moindre chance de se construire une carrière dans le contexte actuel du monde du travail, si tant est que celle de mère ne suffise pas à son épanouissement personnel. Le quotidien Libération a d’ailleurs ouvert très largement ses colonnes, à travers des témoignages de mère allaitante et un article sur la Leche League.

Cet essai pourrait passer pour une charge féroce anti-maternité et un brûlot émanant d’un féminisme radical. Mais je ne trouve pas que ce soit le cas. Elizabeth Badinter développe certes des idées qui vont un peu à l’encontre des courants actuels, et le cri d’alarme qu’elle lance sur les possibles dangers pour la condition féminine de l’utilisation des couches lavables, des exigences liées au respect de l’environnement ou à un maternage frisant le dogmatisme, pourront heurter certaines d’entre nous, « vertes » convaincues et mère attentives. Mais son discours n’est pas sans fondement. 

L’auteur souligne également les différences entre la France et un certain nombre de pays européens, quant à la façon dont les femmes appréhendent leurs responsabilités maternelles. Se basant sur un certains nombre d’études, Elizabeth Badinter est convaincue que la capacité des Françaises à sauter le pas de la maternité -supérieur à celle de beaucoup de pays européens- est directement lié au fait que nos compatriotes sont plus imperméables à la pression exercées sur elles pour être des mères « parfaites ». Une pression qui dans certains pays comme l’Angleterre, pousseraient une proportion de femmes non négligeable, un quart environ, à renoncer tout simplement à avoir des enfants.  Concernant l’instinct maternel plus spécifiquement, dont Elizabeth Badinter conteste depuis longtemps l’existence, j’ai trouvé que  le point de vue de l’anthropologue américaine Sarah Blaffer Hrdy, valait un petit détour.

Mais la lecture de ce bouquin m’a inspiré une autre rélexion, que je développerai peut-être dans un autre post.  Presque à chaque fois que je prends connaissance de l’intervention d’une « papesse » du féminisme en France,  une Elizabeth Badinter, une Benoîte Groult ou une Simone Veil il s’agit souvent au moins d’une septuagénaire, l’une des femmes de la génération des féministes conquérantes qui a oeuvré activement dans les années 70 pour obtenir les droits dont nous bénéficions toutes aujourd’hui. Mais je n’ai pas vraiment l’impression que ces femmes auxquelles on doit tant, aient des héritières en France. Ou alors elles sont nettement plus discrètes et moins visibles médiatiquement. Beaucoup de femmes se battent au quotidien pour les droits de leur semblables, mais il manque peut-être quelques figures de proue. Si elles m’ont échappé, j’espère les croiser bientôt.

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Entre Cougars et princesses de contes de fées (Chroniques d’Oz, chapitre 5)

Dimanche 14 février 2010

A ses heures, l’Australien sait être écologiste. L’une des espèces -pas exactement menacée- dont le sort le préocuppe le plus dernièrement semble être le cougar. Pour celles qui ne sont pas encore familiarisées avec ce terme peu répandu en France, mais courant chez les Anglo-saxons, le cougar -en référence au nom anglais du puma- est une façon plus ou moins péjorative de désigner une femme ayant dépassé les 35 ou 40 ans (selon les sources), qui « chasse » lhomme plus jeune quelle, bousculant les conventions sociales qui veulent qu’un couple soit constitué par une femme et un homme de son âge ou.. plus âgé. Mais surtout pas le contraire. 

Institutionalisée il y a plusieurs siècles par des personnages historiques marquants comme Catherine II de Russie, la chasse au « cub » -ou lionceau en français- est aujourd’hui pratiquée avec succès par certaines « people ». Les plus connues sont Madonna associée depuis son divorce davec Guy Richie déjà de 10 ans son cadet à un manne quin de 27 ans son cadet- Demi Moore, mariée à un Ashton Kutcher qui lui rend 17 ans, ou encore Susan Sarandon, qui partageait jusqu’en 2009 la vie de Tim Robbins, qui a 12 ans de moins qu’elle.

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Mais ce qui a récemment attisé l’intérêt des Aussies pour ce phénomène de société est le battage autour du lancement sur les antennes nationales de la série Cougar town. Courteney Cox, une des anciennes friends, en est la vedette. N’ayant vu aucun épisode, je ne porterai pas de jugement définitif sur la série elle-même, sinon que les quelques extraits auxquels je n’ai pu échapper étant donné le martelage de la promotion, m’ont semblé navrants de bêtise et de clichés. Et il semble qu’avec beaucoup plus d’informations que moi, la journaliste de Sunday Life supplément de Week end de The Age -qui s’est fendue d’un article de quatre pages sur le sujet, couverture à l’appui- soit parvenue à des conclusions encore plus sévères que les miennes.

 « Je me demande si la colère contre les cougars est un effet secondaire de la visibilité grandissante de femmes plus âgées dans des positions d’autorité« , s’interroge Emily Nussbaum, qui après avoir apprécié le personnage débridé de Samantha dans Sex and the City, reste sceptique devant Jules, celui incarné par Courteney Cox dans Cougar Town. Mais alors que Sex and the city était une émanation des chroniques de Candace Buschnell dans le New York Observer, Cougar Town est celle d’un univers hollywoodien encore très masculin, ainsi que le rappelle ce récent article du New York Times.

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Pendant que les adultes jalousent, craignent ou ridiculisent les cougars, les petites filles se lovent dans un bain de « rose princesse », avec le plus grand des délices. Aux traditionnels contes de fées dont notre enfance a été bercée, s’est ajoutée la culture princesse, instrument marketing habilement dirigé vers les petites filles. Et dont certaines mères, comme Mia Freedman, une chroniqueuse du même Sunday life, s’émeuvent. « Pourquoi les personnages féminins des contes de fée n’ont-elles ni job, ni amis, ni talents ou capacités particulières?« , interroge-t-elle dans une réflexion que l’on peut retrouver ici, sur son site mamamia.   »Pourquoi chaque femme doit nécessairement être sauvée par un prince? Pourquoi ne peuvent-elles pas se sauver toutes seules? »

Mia Freedman évoque également l’image corporelle véhiculée par la représentation de ces princesses, à la minceur irréelle: « Elles donnent l’impression que les mannequins que l’on voit dans les magazines sont obèses« , ironise-t-elle. Le sujet de cette minceur avait d’ailleurs été abordé dans ce post par un chroniqueur, dont le blog est publié sur le site de l’hebdomadaire américain Newsweek et il a eu provoqué tellement de réactions qu’une suite a été publiée.

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Les questions posées par Mia Freedman, personnalité de son pays la plus suivie sur Twitter, sont légitimes. Depuis la révolution des années 70, la place de la femme dans la société a considérablement changé. Mais pas les contes de fée. Pas les histoires que l’on met dans la tête des petites filles, abondamment relayées par un merchandising à la fois séduisant et agressif, qui tient lieu d’amplificateur. La chronique de Mia Freedman m’a poussée à revisiter mon enfance et le rapport que j’avais moi-même développé avec les contes de fée à l’époque où j’avais l’âge de m’y intéresser. Je me suis toujours demandé pourquoi les personnages de princesse n’étaient pas ceux par lesquels j’étais attirée. J’étais désolée pour la belle au bois dormant et son long sommeil, mais j’avais surtout envie de chiper sa cape et son beau costume noir à Maléfice, la méchante fée. Lorsque j’ai découvert le film de Jacques Demy Peau d’âne, j’ai suivi avec intérêt la vie solitaire de Peau d’âne, cachée dans sa petite cabane dans la forêt. Mais c’était plutôt à sa marraine la fée -esprit libre drapée dans des robes vaporeuses qui n’entravaient pas ses mouvements- à laquelle j’avais envie de ressembler. 

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Peut-être suis-je une exception, mais peut-être pas. Dans ses contes qui farcissent la tête des petites filles, le shéma est quasi incontournable: une jolie princesse en danger est sauvée par un beau prince en dépit des agissements néfastes d’une ou plusieurs méchantes sorcières. Et l’unique route du bonheur est indiquée par un panneau:  »ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». On peut évidemment espérer que le message réducteur ne persistera pas de la petite fille à l’adolescente, mais il serait évidemment plus simple d’offrir aux petites filles une plus grande variété de mythes sur lesquels construire leur identité.

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Le féminisme est-t-il soluble dans la bière australienne? (chroniques d’Oz, chapitre 4)

Vendredi 5 février 2010

Sur le plan de la condition féminine, lAustralie -dont la bière est un signe de reconnaissance de la culture masculine- na pas exactement une bonne réputation. Il y a quelques années en revenant de là bas, javais discuté dans lavion avec un groupe dingénieurs français qui avaient collaboré avec une société française. Une femme figurait parmi les ingénieurs français et elle s’était plainte que les Australiens ne sadressaient qu’à ses collègues de sexe masculin et ignoraient quasiment sa présence. 

Les années ont passé mais alors quen France, jai parfois limpression que le terme de féministe a pris une consonance péjorative, depuis presque trois semaines que je suis arrivée en Australie cette année, il ne se passe quasiment pas un jour sans que lun des journaux que je feuillette, ne développe un thème autour de la condition féminine, qu’il s’agisse d’un hommage pionnière du féminisme en Australie ou encore de linjustice du traitement médiatique dont sont victimes les politiciennes par rapport à leurs homologues masculins.  Si beaucoup d’articles font justement état des disparités de traitement entre les deux sexes et du chemin qu’il reste à parcourir, le thème est de toute évidence sur le grill au pays des kangourous. 

Cest ainsi que jai découvert avec une certaine émotion sur une double page dun supplément de week-end de The Age, quotidien de référence à Melbourne, la destinée insolite dun peintre australien du début du XXème siècle, Hilda Rix Nicholas . Ou que jai appris à travers un sondage publié dans le Herald Sun le tabloïd de la même ville- que la majorité des Australiens (mais pas des Australiennes) n’étaient pas plus choqués que cela par les infidélités répétées de Tiger Woods.  Le lendemain, dans le même journal, une pluie de lettres déchirait les propos tenus la veille dans les mêmes colonnes par un politicien, Tony Abott, qui se faisait lavocat de labstinence avant le mariage… Enfin surtout les femmes dont la virginité est un « bien si précieux ». Depuis les éditoriaux se renvoient la balle pour réagir sur les propos toxiques du politicien

Dans les mêmes pages, jai également été heureuse dapprendre que le gouvernement fédéral menait une campagne musclée dans les rangs de la Marine, univers chargé de testostérone, pour quil devienne plus accueillant pour les femmes, qui démissionnent en masse paraît-il. Un autre article a fait état des résultats dune récente étude réalisée en Espagne autour de la culpabilité éprouvée par l’être humain, qui révèle que celle-ci est ressentie de façon beaucoup plus intense par les femmes, dont le système immunitaire est ainsi plus menacé. Une étude guère plus rassurante que celle réalisée l’année dernière aux Etats-Unis, qui révèle que les femmes sont globablement moins heureuses que dans les années 70 -quels que soient leurs choix de vie, mères ou non, mariées ou pas, travaillant ou restant à la maison- et suggère que cette tendance ne s’applique pas qu’aux Etats-Unis, mais également à d’autres pays. Celles qui tentent de jongler entre carrière et famille ont certainement des motifs d’instisfaction en Australie. Une enquête de the Age a en effet révélé récemment que les conseils d’administration de plus importantes sociétés australiennes ne comptaient que 8% de femmes dans leurs effectifs et que le pourcentage -inférieur à celui des Etats-Unis 15,2% et à la moyenne européenne, 9,7%- est en baisse depuis 2006. Quelques jours avant, le Daily Telegraph australien avait consacré quasiment une double page à un éditorial qui démontrait que les femmes récoltaient rarement les fruits de leur travail. L’éditorialiste se penchait notamment sur les cas de deux politiciennes Australiennes. La première ayant fini par démissionner de son poste pour « raisons familiales », alors que la seconde, célibataire sans enfants, était perpétuellement attaquée pour cette raison.

Et si les journaux ne suffisaient pas à nourrir ma réflexion, il y a quelques jours dans l’ascenceur de l’hôtel, j’ai croisé un couple dont l’homme portait un tee-shirt avec l’image ci-dessous.

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Pour terminer le tour dhorizon, l’éditorial dune journaliste mère de famille en croisade contre les contes de fées dans un supplément du week-end de The Age, ma tellement interpelée que jai décidé quil valait bien un post à part. Tout comme la grande fascination des Australiens pour les Cougars (qui nest supplantée que par celle pour la nourriture), la diffusion imminente de la série Cougars Town étant un prétexte rêvé pour sadonner à ce coupable plaisir. A venir donc la femme et la princesse des contes de fées et les « prédatrices » de chair fraîche masculine. 

Le calice cosmique (Chroniques d’Oz, chapitre 3)

Lundi 1 février 2010

Il y a quelques semaines, il mest arrivé une aventure extrêmement déplaisante. En rangeant mes étagères, jai découvert que le pied du calice en pierre qui me suivait quasiment depuis le début de ma vie de sorcière avait été cassé. Je tiens à tous mes outils, parce quils sont avec mois depuis des années, mais sil y en a bien un qui mest précieux, enfin qui m’était précieux, c’était ce calice. 

Je lavais acheté dans un marché aux puces en Floride et lorsque jy suis retournée en décembre dernier, jai évidemment écumé le marché aux puces en question, dans lespoir de retrouver le même style de calice, que je navais vu nulle part ailleurs. Peine perdue.  Alors que c’était visiblement le produit en vogue il y a une dizaine dannées, maintenant plus un seul vendeur nen avait.

Je suis rentrée chez moi fort déçue, après m’être offert une excentrique montre couleur cuivre pour me consoler. Mais quelle ne fut pas ma divine surprise samedi dernier, alors que je parcourais un peu désabusée les allées dun autre de mes marchés favoris, en Australie cette fois, de tomber sur un adorable monsieur Afghan, qui vendait plusieurs modèles des mes coupes chéries, taillées et polies dans des pierres toutes plus magnifiques les unes que les autres. Il ma expliqué quelles étaient fabriquées dans Il y avait de lagate, des fossiles et dautres pierres quil na pas pu me nommer dont une dun turquoise très vif.

Mais cest finalement pour une autre plus sombre que jai optée, qui me rappelait la couleur dun ciel nocturne et totalem ent cosmique dans lequel la voie lactée s’étalerait comme une traînée de poudre rose. Jignore le nom de la pierre (et si quelquun a une idée en voyant la photo, toute information est la bienvenue Rire), mais en tout cas jadore mon nouveau calice. Maintenant, il ne reste plus qu’à le rapporter en France en un seul morceau emoticone.

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Brigitte, un magazine féminin en quête d’authenticité (chroniques d’Oz, chapitre 2)

Jeudi 28 janvier 2010

Ce nest certainement pas un hasard. Mais à chaque fois que je pose le pied en Australie, je tombe sur un article dans un quotidien local, qui vante les mérites dun magazine féminin différent, sadressant à la femme et non à la consommatrice. Et mettant en avant des femmes de la rue et non pas des mannequins parfois à la limite de lanorexie. Et comme cest un sujet qui me tient à cœur, je ne manque généralement pas den faire le relais.

Lannée dernière, javais parlé dans ce post dIndigo , un magazine destiné aux adolescentes et qui avait vu le jour grâce à linitiative dun groupe de femmes de lEtat de Victoria en Australie. Cette année, cest le magazine Allemand Brigitte qui est cité en exemple par le très respecté quotidien de Melbourne : The Age. Lassé d’être obligé de truquer les photos pour faire paraître les mannequins moins maigrichonnes, l’hebdomadaire allemand qui existe depuis 1954 et compte la bagatelle de 3 millions de lecteurs sest décidé à ne plus utiliser de mannequins professionnels à partir du début de cette année. Rappelant que ces dernières pèsent en moyenne 23% de moins que la femme de la rue. La rédaction a lancé un appel à ses lectrices pour se substituer aux pros et a reçu 25 000 réponses. 

Mais il ne faudrait pas en conclure pour autant, que linitiative de Brigitte a été unanimement applaudie. Ici et là les critiques ont fusé, entre les magazines concurrents qui nont vu là quun moyen de relancer une diffusion en perte de vitesse, ou ceux qui ont trouvé les lectrices devenues mannequins trop minces et trop jolies pour représenter la réalité quotidienne. Mais ainsi que le souligne The Age, cette initiative est peut-être lun des signes précurseurs de changements dans une industrie de la mode qui na que trop largement contribué depuis au moins une quinzaine dannée, à passer insidieusement à 95% dentre nous, le message que notre apparence physique n’était pas adéquate. Et rien que pour ça, on dit merci à Brigitte. D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas leur envoyer une petite photo emoticone. Pour celles qui seraient tentées par l’expérience, voici le lien pour s’inscrire. Notions de langue allemande recommandées emoticone.

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Les bons et mauvais sorts d’une petite sorcière comblée (chroniques d’Oz, chapitre 1)

Lundi 25 janvier 2010

Il y a des jours où je ne regrette pas davoir sauté de mon lit en pleine forme. Des jours comme celui de la semaine dernière, ou un gentil monsieur en livrée noire et blanche a gratté à la porte de ma chambre dhôtel avec les journaux du matin et un petit paquet bien emballé. Jai joyeusement déchiré lemballage pour découvrir le délicieux petit cadeau que mavait envoyé mon amie Australienne, qui habite à Adelaïde, trop loin de Melbourne où je suis pour deux semaines et demi, pour venir me le remettre en mains propres. Il s’agit du tarot Sorcière, Charmes et Sortilèges de Gilian Kemp.

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Je connaissais ce jeu depuis longtemps et je dois reconnaître que je le lorgnais avec une envie enfantine emoticone, sans pouvoir me résoudre à lacheter. Trop « teenage witch » pour figurer dans ma collection de tarots et ora cles « sérieux » emoticone. Mais maintenant que quelquun a eu la gentillesse de me loffrir, je men sers tous les jours ! Les cartes sont vraiment mimis et comme dans The Goddess oracle dont je parlais récemment en raison de ses rituels, jadore le fait quil y ait un petit sortilège sur chaque carte. Même si c’est surtout pour le fun et que beaucoup d’entre eux ne correspondent pas exactement à mon éthique.

Le jeu est assez simple à utiliser et reflète son titre, bonne sorcière, mauvaise sorcière, avec des lames positives et d’autres plus sombres. Dans les faits, ce nest pas aussi blanc/noir que cela, et en dépit de leur simplicité, leur signification apporte vraiment quelque chose. Je lai utilisé pour mes tirages dune carte du matin, mais je nai jamais effectué de tirage plus complexe avec. Le tirage du chaudron qui est proposé au début du livret me semble assez tentant, mais je serais plutôt tentée de l’essayer avec l’un des jeux avec lesquels je me sens particulièrement en phase, comme Wisdom of Avalon.

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PS: Ah oui j’oubliais, OZ est le diminutif dont les Australiens affublent parfois pour nommer leur pays. D’où le nom des chroniques que je débute aujourd’hui emoticone à la veille de leur fête nationale.

La multiplication de l’almanach par l’étourdie de Yule

Mercredi 23 décembre 2009

Dans la vie de tous les jours, je suis plutôt du genre organisée… façon G.O Club Med emoticone. Je suis souvent celle vers laquelle on se tourne pour savoir quel atelier on est censées attaquer et dans quel ordre emoticone, celle qui organise le circuit pour les vacances, choisit les hôtels ou établit la liste de survie pour le pique nique emoticone.

Mais de temps à autre, je bascule brièvement en mode artiste-rêveuse étourdie emoticone. C’était probablement le cas la semaine dernière lorsque j’ai passé ma commande Amazon.com, pour qu’elle me soit livrée avant Yule et pendant mon séjour aux Etats-Unis. Depuis ma retraite floridienne, j’attendais chaque jour l’arrivée du carton qui contenait quelques cadeaux, un bouquin pour moi et enfin le Witches Datebook 2010, commande spéciale d’une soeur des éléments emoticone.

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Pour tromper mon impatience, j’ai effectué une petite descente chez Borders, le cousin américain de la FNAC. Là bas, je tombe sur le Witches Companion 2010, l’un des almanachs publiés par Lewellyn (c’est juré, je n’ai pas d’actions chez eux). En le feuilletant devant un chocolat bien mousseux, je découvre tout un tas d’articles intéressants. Il s’y trouve des idées pour créer des rituels dans un petit espace, des ressources pour concocter un e-altar, conseils et réflexions autour de la pratique solitaire, comme sur les sorcières chamaniques et tantriques, même un essai autour de la magie et de la science et des suggestions pour créer des colliers de prière avec noeuds et perles (là, je sens que ma SP adorée a levé le sourcil emoticone).

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Tout cela pour dire que j’ai décidé que ce petit volume valait bien les $9,99 qu’en demandait l’éditeur (OK j’avoue, j’avais un bon de réduction de 30% emoticone). Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque le lendemain j’ai enfin reçu mon colis amazon et qu’en l’ouvrant j’y ai découvert… le Witches Comapnion 2010… emoticone Et pas de Datebook! J’avais confondu en lançant la commande en mode Atalanta-créatrice rêveuse (pas de panique Eléo, j’ai déjà échangé mon surplus de contre un exemplaire du Witches Datebook 2010 emoticone). 

Morale de cette mésaventure, il semble que cet almanach avait décidé de se frayer un chemin jusqu’à moi et qu’il avait certainement ses raisons. Cela valait bien un petit post, parce qu’à mon avis, je ne serai pas la seule à me plonger dans tous ces articles avec intérêt.

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