Archive de la catégorie ‘Atalantitude’

Une Barbie sur mesure pour le riche Oncle Sam

Samedi 11 avril 2009

 

Bon, je ne vais pas vous raconter d’histoires, la télé réalité et moi, ça fait deux. Voir des pseudos célébrités traire des vaches, une bandes d’inconnus enfermés dans un appart se crêper le chignon ou un bellâtre choisir dans un cheptel de pouliches pomponnées, très peu pour moi.

Mais lors d’un récent séjour aux Etats-Unis, j’ai découvert l’existence d’une émission de TV réalité pas forcément plus trash qu’une autre, mais malheureusement significative d’une dérive à déplorer. Diffusée le jeudi soir sur la chaîne câblée Bravo, l’émission porte le nom évocateur de la marieuse des milliardaires et met en scène les services offerts à de richissimes Américains, désireux de trouver une compagne sans avoir trop à se fatiguer, par par une agence matrimoniale californienne. Trois critères éliminatoires pour sélectionner les précieuses candidates: avoir les cheveux longs (même s’il s’agit d’extensions), porter des talons de dix centimètres et être dotée d’une poitrine généreuse (souvent tout aussi « authentiques » que les extensions).

Je suis peut-être d’une naïveté désespérante, mais ce qui me navre, c’est qu’ils trouvent encore des candidates pour se prêter à des mascarades qui enfoncent le clou d’une objectisation de la femme. Cette émiss ion n’est ni plus ni moins qu’une réplique du trop classique triangle vicieux, avec le client (le milliardaire), la pute (les candidates) et le « maq » (Patti Stanger la sulfureuse marieuse de l’agence matrimoniale).

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Connaissez-vous le Doggyoga?

Mercredi 8 avril 2009

Avez-vous pensé à pratiquer le yoga avec votre toutou, pour plus d’harmonie dans votre relation avec lui? Cool

Personnellement, ça ne m’était pas venu à l’idée. Mais Moon -c’est ainsi que se nomme l’adorable boule de poils qui s’affaire autour de moi- a pris d’elle-même l’initiative. Dès que je déroulais mon tapis pendant les vacances, elle s’affolait autour de moi, convaincue que le moment de jouer était arrivé… Et je mordille les mains pendant qu’elles sont au sol emoticone… Et je m’enfuis en jappant quand je manque d’être écrasée par un changement de posture… Et je léchouille la frimousse d’Atalanta quand elle a la tête en bas emoticone.

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Dans les clubs pour propriétaires de chien, le doggyoga pourrait avoir un bel avenir. Certains pratiquent peut-être déjà sans le savoir emoticone.

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Voilà, c’était le petit clin d’oeil du jour, entre deux sujets plus sérieux, évidemment emoticone.

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Vous n’avez rien demandé, alors ne quittez pas

Vendredi 3 avril 2009

 

L’autre soir, en rentrant chez moi, j’ai découvert un message comme je les aime sur mon répondeur.

« Bonjour, hé bien je crois que vous êtes absente. Ici votre concessionnaire emoticone venez découvrir ce week-end la nouvelle emoticone etc… »

Le problème est qu’il ne s’agissait pas d’un commercial du constructeur auto qui essayait de me vendre un nouveau véhicule, mais bien d’un message préalablement enregistré.

J’ai lu récemment dans le Canard Enchaîné qu’en Corée du sud, ils pensaient avoir accompli des progrès énormes en créant un robot qui servira le thé aux personnes âges en leur souhaitant le bonjour. Cette fois, c’est officiel, Georges Lucas n’ayant pas de suite de la Guerre des étoiles en projet immédiat, R2D2 n’a trouvé de boulot que dans une maison de retraite. S’il lui reste un peu de temps, ce serait cool qu’il passe faire le ménage chez moi, comme robot il est quand même nettement plus sociable que les machines à vendre des voitures que les génies de la domotique pourraient faire sortir de nos téléphones emoticone.

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Ostara dans mon jardin

Jeudi 19 mars 2009

Le printemps est définitivement ma saison favorite emoticone. Depuis que j’ai la chance d’avoir un jardin, je guette chaque année les premiers signes de la nature qui reprend. Les jonquilles et crocus m’ont fait de belles surprises sur mes massifs, mais de tous mes aromates, c’est l’estragon qui a été le plus vaillant emoticone et a fait les premières pousses après un hiver exceptionnellement long et rigoureux.

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J’éprouve toujours un énorme plaisir à semer de nouvelles graines et à regarder les petites pousses sortir de terre et grandir, semaine après semaine. Cette année, je me lance pour la première fois dans les tomates, en plus des aromates et des petits fruitiers que je cultive depuis des années. C’est aussi pour cela que j’ai été particulièrement choquée d’entendre parler du projet de loi HR875 (groupe francophone sur facebook) qui plane au dessus des têtes des Américains et pourrait peut-être un jour être envisagé dans l’Union Européenne. Un projet de loi qui pourrait, semble-t-il, non seulement menacer les petits agriculteurs bio, mais aller jusqu’à nous priver de la liberté et du bonheur de cultiver des légumes dans notre propre jardin. Parfois je me dis que l’on vit dans un drôle de monde emoticone.

Petits meurtres entre clients et fournisseurs

Mercredi 25 février 2009

 

Vous ne vous sentez guère valorisé par vos prestataires de services et fournisseurs? Vous avez le sentiment que l’ère du client roi est révolue, voire oublié? Alors ce petit extrait de vie quotidienne va peut-être vous amuser.

Il y a quelques jours, ma société de télésurveillance est venue chez moi procéder à la vérification du matériel, vous savez toutes ces petites choses qui sont censées empêcher les voleurs de s’introduire chez vous et de mettre à sac votre domicile en votre absence (ou même pendant votre sommeil, parfois).

Tout s’est passé pour le mieux, les batteries ont été changées et le matériel semblait fonctionner à merveille. Mais alors que le technicien était sur le point de remballer son matos, je me suis soudain rappelé un incident qui avait eu lieu une dizaine de jours auparavant. Mon radar s’était déclenché et j’avais reçu un appel de la télésurveillance. Comme j’étais sur le point de rentrer chez moi, j’ai choisi de constater moi-même qu’il s’agissait juste d’un déclenchement intempestif. Mais muée par une inspiration soudaine, j’ai alors demandé au technicien à la charge de qui aurait été l’intervention si la société avait dû venir vérifier que quelqu’un ne s’était pas introduit chez moi sans y avoir été invité. « Vous », me répond-il comme si c’était tout à fait naturel.

Stupéfaction de la pauvre cliente: je paie un abonnement mensuel, le matériel est choisi et installé par la société à mes frais et depuis qu’il n’est plus sous garanti, est entretenu par eux également à mes frais. Mais si le radar fait un caprice, c’est à moi de payer la note? emoticone « La télésurveillance n’est pas une assurance », me réplique le technicien. Après quelques palabres, je finis par lui décréter: « la vérité est que vous préférez faire supportez à vos clients le risque du déclenchement aléatoire ». Comme il n’est pas complètement obtu et que je le connais depuis longtemps, il a fini par reconnaître non seulement que c’était vrai, mais en plus que si je réclamais, l’intervention en question ne me serait pas facturée. On retombe encore sur cetta fâcheuse habitude prise par beaucoup de sociétés: on facture abusivement, ceux qui râlent s’en sortent, mais on a tout de même encaissé les sous de ceux qui sont trop occupés (ou épuisés) pour grogner. emoticone

Chacun de nous possède pourtant une petite parcelle de pouvoir, en tant que consommateur mais aussi par sa force de travail. Le système ne peut pas fonctionner sans nous, alors ne nous laissons pas faire. Et souvenons-nous que l’union fait la force. emoticone

Le client roi est mort… Alors vive le client roi. emoticone

Agenda artisanal Goddesses of the new light

Lundi 19 janvier 2009

Depuis quelques semaines, j’ai flashé sur le tarot Goddess of the new light. Je ne suis pas une toquée des tarots, mais j’ai un petit faible pour les jeux liés aux Déesses emoticone. Et celui-ci est absolument sublime emoticone. Il est hélas tout aussi introuvable et pour me consoler et tromper l’attente en attendant une éventuelle réimpression, j’ai customisé mon sinistre agenda professionnel (couverture en plastique noir, sobriété de rigueur, beuuurk emoticone) en agenda des Déesses. C’est un peu artisanal et je suppose que je ferai mieux à la prochaine tentative, mais maintenant je le pose sur mon bureau avec beaucoup plus de plaisir emoticone.

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Sorcière Particulière

Mardi 6 janvier 2009

 

Sorcière Particulière, quel drôle de mot! emoticone Le concept commence à se répandre dans la communauté païenne francophone pourtant, et ce n’est pas pas étonnant, parce que le principe est franchement sympa (http://masorciere.canalblog.com/) . On s’associe à une autre sorcière -qui n’habite généralement pas dans la même région que vous- avec laquelle on s’est trouvé des affinités au fil des rencontres sur le web. Puis on s’envoie des courriers, des petits paquets ou les deux à intervalle régulier, généralement autour des sabbats.

Ma SP à moi est Cerrydwen Asherah, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà. Après quelques mois de communication sur le web autour de nos convictions, de notre pratique païenne mais aussi de biens d’autres choses, nous avons commencé à échanger des colis. Cela fait maintenant un an et je n’ai franchement pas eu à le regretter emoticone. Non seulement Cerry a des doigts de fée et je bénéficie des merveilleux produits de l’atelier du chaudron, mais en plus c’est un réel plaisir de fabriquer ou dénicher quelque chose de spécial régulièrement pour quelqu’un que l’on apprécie.

En rentrant de vacances après Noël, j’ai eu le plaisir de trouver mon colis de Yule, avec plein de petites choses géniales comme toujours. Cerry connaît toutes mes petites faiblesses comme mon penchant pour le scrapbooking par exemple emoticone. Voici donc une partie de mes nouvelles merveilles.

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Mademoiselle Coco

Jeudi 1 janvier 2009

Lundi soir en rentrant chez moi -alors que je venais de feuilleter consciencieusement le programme de TV de la semaine dernière dans les transports en commun- je suis tombée par hasard sur le premier épisode de la mini série biographique sur Coco Chanel, dont la suite a été diffusée mardi à 20h45, également sur France Télévision. Et je dois reconnaître que j’ai regardé jusqu’au bout sans m’ennuyer une minute.

Lorsque j’ai parlé des modèles féminins dans le premier post de ce blog, j’avais omis d’évoquer Coco Chanel. Peut-être parce qu’après avoir lu une biographie de l’inimitable Gabrielle il y a deux ou trois ans (voir illustration), j’avais conclu que si j’admirais sa réussite professionnelle et l’accomplissement sans relâche de sa vision créative, sa vie personnelle n’avait pas été exactement enviable. Heureuse en affaires, mais trop souvent malheureuse en amour, Coco Chanel a peut-être payé au prix fort sa petite naissance, mais surfé sur ce rejet pour défricher des territoires neufs. Son parcours atypique, côté scène comme côté jardin, a fait d’elle l’une des pionnières de la libération de la femme. 

Tout en ne rentrant jamais dans le carcan – quasi-obligatoire à l’époque- du mariage, elle a ôté un autre carcan de la vie des femmes, celui de leurs vêtements. En confectionnant des vêtements destinés à être portés par une personne vivante et non exposés sur un objet d’art,  des vêtements dans lesquels on pouvait vivre et bouger, Coco Chanel jeté les bases du confort d’aujourd’hui. Sans elle et quelques autres, aurais-je pu refuser au fil de ma vie de femme, les talons aiguilles instruments de torture, les irritants collants en nylon d’hier ou les entravantes jupes de toujours? Pourrais-je chaque matin, choisir un pantalon tube en stretch dans lequel je peux atrapper un bus au vol, ou une jupe fluide, des bottes à semelles souples, un douillet pull à col roulé l’hiver et une une paire de tongs qui libère délicieusement mes orteils l’été?

La mode est souvent l’un des refuges fantasmagoriques de la femme. Elle peut exalter sa créativité, en lui offrant son corps et ses parures comme vecteur d’expression artistique. Mais elle peut également devenir une instrument d’asservissement, entre la dictature de la minceur absolue des podiums et des magazines, la fuite en avant du coût des marques qu’il « faut » porter et la préséance encore rampante du séduisant et sexy devant le pratique et confortable. La mode de Coco Chanel a traversé les époques, parce qu’elle était portée par un certain souffle de liberté, dont le parfum était encore plus enivrant pour les femmes d’hier et d’aujourd’hui, que la meilleure bouteille de numéro 5.

Lundi soir à la fin du premier épisode du téléfilm « librement inspiré de sa vie » ainsi qu’il était précisé, j’ai tourné la page du Elle que j’étais en train de feuilleter pour voir apparaître un échantillon d’une crème… Chanel. Un petit signe que l’on appelle synchronicité, un petit cadeau imprévu de fin d’année. Et un clin d’oeil de l’audacieuse Coco, à laquelle je dis merci. Merci d’avoir tenté, bousculé et osé pour le bénéfice des générations suivantes.

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Festive abondance

Dimanche 28 décembre 2008

 

Le père Noël a été généreux avec moi et je voulais vous donner un petit aperçu de ce que j’ai trouvé au pied de l’arbre. Je vous épargne les cadeaux profanes Clin doeil (adorable sac à main, coffret Escada), mais voici les nouveaux trésors dont mon antre de sorcière a été garnie.  emoticone

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Le coffret est superbe et je suis d’autant plus heureuse que j’ai la version miniature pour mes bijoux. J’adore les fioles remplies de pierres. L’agenda des sorcières est mon compagnon depuis sept ans et je rêve déjà d’être à Beltaine pour puiser dans le livre de Raven Grimassi, un auteur dont j’avais particulièrement aimé l’un des principaux ouvrages, Wiccan Mysteries.

Le ventre de la Duchesse

Samedi 13 décembre 2008

Ancêtre de la princesse Diana, Giorgianna Spencer, duchesse du Devonshire, faisait partie de ces femmes qui se refusaient à accepter un destin tracé d’avance. Unie au duc du Devonshire en 1774 alors qu’elle s’apprêtait à fêter son 17ème anniversaire, Georgianna Spencer s’est heurtée de plein fouet aux conventions d’une société qui accordait à son mari un droit quasi absolu sur elle et des privilièges qui lui étaient, à elle, refusés.

« The Duchess », film sorti en France il y a un peu plus d’un mois, s’est inspiré de la biographie de Georgianna Spencer rédigée par Amanda Foreman. Keira Knightley y interprète une jeune fille tombée de haut en découvrant que son mari ne voit en elle qu’une reproductrice destinée à lui donner l’héritier mâle dont sa lignée ne saurait se passer. Mais aussi qu’il lui préfère l’une de ses amies, quitte à la lui imposer comme maîtresse officielle sous le toit conjugal. Et que l’épouse n’a que le droit de se taire et d’endurer en silence, ainsi qu’elle le découvre à travers ses vélléités de participer à la vie politique de son pays et de prendre pour amant un futur premier ministre.

Pour ceux et celles qui n’ont pas encore vu ce film, il n’est pas forcément la distraction idéale, mais représente une petite parenthèse réflective au sein de notre univers, dans lequel les droits de la femme semblent parfois à tort, acquis de longue date. Un petit instant pour rappeler, particulièrement aux plus jeunes d’entre nous, que nous bénéficions d’une chance dont beaucoup de nos brillantes ancêtres ont été privées. Que rien n’est jamais acquis de façon définitive. Et que beaucoup de femmes dans le monde, ne jouissent pas des mêmes privilèges.

Lien vers la fiche du film: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130305.html

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