Archive de la catégorie ‘Tapis Volant’

Et si vous passiez à Poudlard rendre visite à Harry Potter

Lundi 29 mars 2010

 C’est bien connu, les Américains ne reculent devant rien. Sous leurs mains, les univers les plus fantasmagoriques deviennent réalité et c’est ainsi que le 18 juin prochain s’ouvrira à Orlando, la ville américaine située en Floride où se concentre une grande partie des parcs à thèmes, the wizarding world of Harry Potter, un parc entier dédié au sorcier. En attendant l’ouverture officielle, voici -pour tous les fans de la saga de JK Rowling, un lien pour une petite visite virtuelle du collège Poudlard et du village de Hogmeade, auxquels malheureusement, on n’arrivera pas à bord du Poudlard Express, qui sera représenté dans le parc mais de façon statique Triste.

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Entre Cougars et princesses de contes de fées (Chroniques d’Oz, chapitre 5)

Dimanche 14 février 2010

A ses heures, l’Australien sait être écologiste. L’une des espèces -pas exactement menacée- dont le sort le préocuppe le plus dernièrement semble être le cougar. Pour celles qui ne sont pas encore familiarisées avec ce terme peu répandu en France, mais courant chez les Anglo-saxons, le cougar -en référence au nom anglais du puma- est une façon plus ou moins péjorative de désigner une femme ayant dépassé les 35 ou 40 ans (selon les sources), qui « chasse » lhomme plus jeune quelle, bousculant les conventions sociales qui veulent qu’un couple soit constitué par une femme et un homme de son âge ou.. plus âgé. Mais surtout pas le contraire. 

Institutionalisée il y a plusieurs siècles par des personnages historiques marquants comme Catherine II de Russie, la chasse au « cub » -ou lionceau en français- est aujourd’hui pratiquée avec succès par certaines « people ». Les plus connues sont Madonna associée depuis son divorce davec Guy Richie déjà de 10 ans son cadet à un manne quin de 27 ans son cadet- Demi Moore, mariée à un Ashton Kutcher qui lui rend 17 ans, ou encore Susan Sarandon, qui partageait jusqu’en 2009 la vie de Tim Robbins, qui a 12 ans de moins qu’elle.

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Mais ce qui a récemment attisé l’intérêt des Aussies pour ce phénomène de société est le battage autour du lancement sur les antennes nationales de la série Cougar town. Courteney Cox, une des anciennes friends, en est la vedette. N’ayant vu aucun épisode, je ne porterai pas de jugement définitif sur la série elle-même, sinon que les quelques extraits auxquels je n’ai pu échapper étant donné le martelage de la promotion, m’ont semblé navrants de bêtise et de clichés. Et il semble qu’avec beaucoup plus d’informations que moi, la journaliste de Sunday Life supplément de Week end de The Age -qui s’est fendue d’un article de quatre pages sur le sujet, couverture à l’appui- soit parvenue à des conclusions encore plus sévères que les miennes.

 « Je me demande si la colère contre les cougars est un effet secondaire de la visibilité grandissante de femmes plus âgées dans des positions d’autorité« , s’interroge Emily Nussbaum, qui après avoir apprécié le personnage débridé de Samantha dans Sex and the City, reste sceptique devant Jules, celui incarné par Courteney Cox dans Cougar Town. Mais alors que Sex and the city était une émanation des chroniques de Candace Buschnell dans le New York Observer, Cougar Town est celle d’un univers hollywoodien encore très masculin, ainsi que le rappelle ce récent article du New York Times.

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Pendant que les adultes jalousent, craignent ou ridiculisent les cougars, les petites filles se lovent dans un bain de « rose princesse », avec le plus grand des délices. Aux traditionnels contes de fées dont notre enfance a été bercée, s’est ajoutée la culture princesse, instrument marketing habilement dirigé vers les petites filles. Et dont certaines mères, comme Mia Freedman, une chroniqueuse du même Sunday life, s’émeuvent. « Pourquoi les personnages féminins des contes de fée n’ont-elles ni job, ni amis, ni talents ou capacités particulières?« , interroge-t-elle dans une réflexion que l’on peut retrouver ici, sur son site mamamia.   »Pourquoi chaque femme doit nécessairement être sauvée par un prince? Pourquoi ne peuvent-elles pas se sauver toutes seules? »

Mia Freedman évoque également l’image corporelle véhiculée par la représentation de ces princesses, à la minceur irréelle: « Elles donnent l’impression que les mannequins que l’on voit dans les magazines sont obèses« , ironise-t-elle. Le sujet de cette minceur avait d’ailleurs été abordé dans ce post par un chroniqueur, dont le blog est publié sur le site de l’hebdomadaire américain Newsweek et il a eu provoqué tellement de réactions qu’une suite a été publiée.

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Les questions posées par Mia Freedman, personnalité de son pays la plus suivie sur Twitter, sont légitimes. Depuis la révolution des années 70, la place de la femme dans la société a considérablement changé. Mais pas les contes de fée. Pas les histoires que l’on met dans la tête des petites filles, abondamment relayées par un merchandising à la fois séduisant et agressif, qui tient lieu d’amplificateur. La chronique de Mia Freedman m’a poussée à revisiter mon enfance et le rapport que j’avais moi-même développé avec les contes de fée à l’époque où j’avais l’âge de m’y intéresser. Je me suis toujours demandé pourquoi les personnages de princesse n’étaient pas ceux par lesquels j’étais attirée. J’étais désolée pour la belle au bois dormant et son long sommeil, mais j’avais surtout envie de chiper sa cape et son beau costume noir à Maléfice, la méchante fée. Lorsque j’ai découvert le film de Jacques Demy Peau d’âne, j’ai suivi avec intérêt la vie solitaire de Peau d’âne, cachée dans sa petite cabane dans la forêt. Mais c’était plutôt à sa marraine la fée -esprit libre drapée dans des robes vaporeuses qui n’entravaient pas ses mouvements- à laquelle j’avais envie de ressembler. 

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Peut-être suis-je une exception, mais peut-être pas. Dans ses contes qui farcissent la tête des petites filles, le shéma est quasi incontournable: une jolie princesse en danger est sauvée par un beau prince en dépit des agissements néfastes d’une ou plusieurs méchantes sorcières. Et l’unique route du bonheur est indiquée par un panneau:  »ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». On peut évidemment espérer que le message réducteur ne persistera pas de la petite fille à l’adolescente, mais il serait évidemment plus simple d’offrir aux petites filles une plus grande variété de mythes sur lesquels construire leur identité.

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Le féminisme est-t-il soluble dans la bière australienne? (chroniques d’Oz, chapitre 4)

Vendredi 5 février 2010

Sur le plan de la condition féminine, lAustralie -dont la bière est un signe de reconnaissance de la culture masculine- na pas exactement une bonne réputation. Il y a quelques années en revenant de là bas, javais discuté dans lavion avec un groupe dingénieurs français qui avaient collaboré avec une société française. Une femme figurait parmi les ingénieurs français et elle s’était plainte que les Australiens ne sadressaient qu’à ses collègues de sexe masculin et ignoraient quasiment sa présence. 

Les années ont passé mais alors quen France, jai parfois limpression que le terme de féministe a pris une consonance péjorative, depuis presque trois semaines que je suis arrivée en Australie cette année, il ne se passe quasiment pas un jour sans que lun des journaux que je feuillette, ne développe un thème autour de la condition féminine, qu’il s’agisse d’un hommage pionnière du féminisme en Australie ou encore de linjustice du traitement médiatique dont sont victimes les politiciennes par rapport à leurs homologues masculins.  Si beaucoup d’articles font justement état des disparités de traitement entre les deux sexes et du chemin qu’il reste à parcourir, le thème est de toute évidence sur le grill au pays des kangourous. 

Cest ainsi que jai découvert avec une certaine émotion sur une double page dun supplément de week-end de The Age, quotidien de référence à Melbourne, la destinée insolite dun peintre australien du début du XXème siècle, Hilda Rix Nicholas . Ou que jai appris à travers un sondage publié dans le Herald Sun le tabloïd de la même ville- que la majorité des Australiens (mais pas des Australiennes) n’étaient pas plus choqués que cela par les infidélités répétées de Tiger Woods.  Le lendemain, dans le même journal, une pluie de lettres déchirait les propos tenus la veille dans les mêmes colonnes par un politicien, Tony Abott, qui se faisait lavocat de labstinence avant le mariage… Enfin surtout les femmes dont la virginité est un « bien si précieux ». Depuis les éditoriaux se renvoient la balle pour réagir sur les propos toxiques du politicien

Dans les mêmes pages, jai également été heureuse dapprendre que le gouvernement fédéral menait une campagne musclée dans les rangs de la Marine, univers chargé de testostérone, pour quil devienne plus accueillant pour les femmes, qui démissionnent en masse paraît-il. Un autre article a fait état des résultats dune récente étude réalisée en Espagne autour de la culpabilité éprouvée par l’être humain, qui révèle que celle-ci est ressentie de façon beaucoup plus intense par les femmes, dont le système immunitaire est ainsi plus menacé. Une étude guère plus rassurante que celle réalisée l’année dernière aux Etats-Unis, qui révèle que les femmes sont globablement moins heureuses que dans les années 70 -quels que soient leurs choix de vie, mères ou non, mariées ou pas, travaillant ou restant à la maison- et suggère que cette tendance ne s’applique pas qu’aux Etats-Unis, mais également à d’autres pays. Celles qui tentent de jongler entre carrière et famille ont certainement des motifs d’instisfaction en Australie. Une enquête de the Age a en effet révélé récemment que les conseils d’administration de plus importantes sociétés australiennes ne comptaient que 8% de femmes dans leurs effectifs et que le pourcentage -inférieur à celui des Etats-Unis 15,2% et à la moyenne européenne, 9,7%- est en baisse depuis 2006. Quelques jours avant, le Daily Telegraph australien avait consacré quasiment une double page à un éditorial qui démontrait que les femmes récoltaient rarement les fruits de leur travail. L’éditorialiste se penchait notamment sur les cas de deux politiciennes Australiennes. La première ayant fini par démissionner de son poste pour « raisons familiales », alors que la seconde, célibataire sans enfants, était perpétuellement attaquée pour cette raison.

Et si les journaux ne suffisaient pas à nourrir ma réflexion, il y a quelques jours dans l’ascenceur de l’hôtel, j’ai croisé un couple dont l’homme portait un tee-shirt avec l’image ci-dessous.

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Pour terminer le tour dhorizon, l’éditorial dune journaliste mère de famille en croisade contre les contes de fées dans un supplément du week-end de The Age, ma tellement interpelée que jai décidé quil valait bien un post à part. Tout comme la grande fascination des Australiens pour les Cougars (qui nest supplantée que par celle pour la nourriture), la diffusion imminente de la série Cougars Town étant un prétexte rêvé pour sadonner à ce coupable plaisir. A venir donc la femme et la princesse des contes de fées et les « prédatrices » de chair fraîche masculine. 

Le calice cosmique (Chroniques d’Oz, chapitre 3)

Lundi 1 février 2010

Il y a quelques semaines, il mest arrivé une aventure extrêmement déplaisante. En rangeant mes étagères, jai découvert que le pied du calice en pierre qui me suivait quasiment depuis le début de ma vie de sorcière avait été cassé. Je tiens à tous mes outils, parce quils sont avec mois depuis des années, mais sil y en a bien un qui mest précieux, enfin qui m’était précieux, c’était ce calice. 

Je lavais acheté dans un marché aux puces en Floride et lorsque jy suis retournée en décembre dernier, jai évidemment écumé le marché aux puces en question, dans lespoir de retrouver le même style de calice, que je navais vu nulle part ailleurs. Peine perdue.  Alors que c’était visiblement le produit en vogue il y a une dizaine dannées, maintenant plus un seul vendeur nen avait.

Je suis rentrée chez moi fort déçue, après m’être offert une excentrique montre couleur cuivre pour me consoler. Mais quelle ne fut pas ma divine surprise samedi dernier, alors que je parcourais un peu désabusée les allées dun autre de mes marchés favoris, en Australie cette fois, de tomber sur un adorable monsieur Afghan, qui vendait plusieurs modèles des mes coupes chéries, taillées et polies dans des pierres toutes plus magnifiques les unes que les autres. Il ma expliqué quelles étaient fabriquées dans Il y avait de lagate, des fossiles et dautres pierres quil na pas pu me nommer dont une dun turquoise très vif.

Mais cest finalement pour une autre plus sombre que jai optée, qui me rappelait la couleur dun ciel nocturne et totalem ent cosmique dans lequel la voie lactée s’étalerait comme une traînée de poudre rose. Jignore le nom de la pierre (et si quelquun a une idée en voyant la photo, toute information est la bienvenue Rire), mais en tout cas jadore mon nouveau calice. Maintenant, il ne reste plus qu’à le rapporter en France en un seul morceau emoticone.

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Les bons et mauvais sorts d’une petite sorcière comblée (chroniques d’Oz, chapitre 1)

Lundi 25 janvier 2010

Il y a des jours où je ne regrette pas davoir sauté de mon lit en pleine forme. Des jours comme celui de la semaine dernière, ou un gentil monsieur en livrée noire et blanche a gratté à la porte de ma chambre dhôtel avec les journaux du matin et un petit paquet bien emballé. Jai joyeusement déchiré lemballage pour découvrir le délicieux petit cadeau que mavait envoyé mon amie Australienne, qui habite à Adelaïde, trop loin de Melbourne où je suis pour deux semaines et demi, pour venir me le remettre en mains propres. Il s’agit du tarot Sorcière, Charmes et Sortilèges de Gilian Kemp.

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Je connaissais ce jeu depuis longtemps et je dois reconnaître que je le lorgnais avec une envie enfantine emoticone, sans pouvoir me résoudre à lacheter. Trop « teenage witch » pour figurer dans ma collection de tarots et ora cles « sérieux » emoticone. Mais maintenant que quelquun a eu la gentillesse de me loffrir, je men sers tous les jours ! Les cartes sont vraiment mimis et comme dans The Goddess oracle dont je parlais récemment en raison de ses rituels, jadore le fait quil y ait un petit sortilège sur chaque carte. Même si c’est surtout pour le fun et que beaucoup d’entre eux ne correspondent pas exactement à mon éthique.

Le jeu est assez simple à utiliser et reflète son titre, bonne sorcière, mauvaise sorcière, avec des lames positives et d’autres plus sombres. Dans les faits, ce nest pas aussi blanc/noir que cela, et en dépit de leur simplicité, leur signification apporte vraiment quelque chose. Je lai utilisé pour mes tirages dune carte du matin, mais je nai jamais effectué de tirage plus complexe avec. Le tirage du chaudron qui est proposé au début du livret me semble assez tentant, mais je serais plutôt tentée de l’essayer avec l’un des jeux avec lesquels je me sens particulièrement en phase, comme Wisdom of Avalon.

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PS: Ah oui j’oubliais, OZ est le diminutif dont les Australiens affublent parfois pour nommer leur pays. D’où le nom des chroniques que je débute aujourd’hui emoticone à la veille de leur fête nationale.

La multiplication de l’almanach par l’étourdie de Yule

Mercredi 23 décembre 2009

Dans la vie de tous les jours, je suis plutôt du genre organisée… façon G.O Club Med emoticone. Je suis souvent celle vers laquelle on se tourne pour savoir quel atelier on est censées attaquer et dans quel ordre emoticone, celle qui organise le circuit pour les vacances, choisit les hôtels ou établit la liste de survie pour le pique nique emoticone.

Mais de temps à autre, je bascule brièvement en mode artiste-rêveuse étourdie emoticone. C’était probablement le cas la semaine dernière lorsque j’ai passé ma commande Amazon.com, pour qu’elle me soit livrée avant Yule et pendant mon séjour aux Etats-Unis. Depuis ma retraite floridienne, j’attendais chaque jour l’arrivée du carton qui contenait quelques cadeaux, un bouquin pour moi et enfin le Witches Datebook 2010, commande spéciale d’une soeur des éléments emoticone.

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Pour tromper mon impatience, j’ai effectué une petite descente chez Borders, le cousin américain de la FNAC. Là bas, je tombe sur le Witches Companion 2010, l’un des almanachs publiés par Lewellyn (c’est juré, je n’ai pas d’actions chez eux). En le feuilletant devant un chocolat bien mousseux, je découvre tout un tas d’articles intéressants. Il s’y trouve des idées pour créer des rituels dans un petit espace, des ressources pour concocter un e-altar, conseils et réflexions autour de la pratique solitaire, comme sur les sorcières chamaniques et tantriques, même un essai autour de la magie et de la science et des suggestions pour créer des colliers de prière avec noeuds et perles (là, je sens que ma SP adorée a levé le sourcil emoticone).

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Tout cela pour dire que j’ai décidé que ce petit volume valait bien les $9,99 qu’en demandait l’éditeur (OK j’avoue, j’avais un bon de réduction de 30% emoticone). Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque le lendemain j’ai enfin reçu mon colis amazon et qu’en l’ouvrant j’y ai découvert… le Witches Comapnion 2010… emoticone Et pas de Datebook! J’avais confondu en lançant la commande en mode Atalanta-créatrice rêveuse (pas de panique Eléo, j’ai déjà échangé mon surplus de contre un exemplaire du Witches Datebook 2010 emoticone). 

Morale de cette mésaventure, il semble que cet almanach avait décidé de se frayer un chemin jusqu’à moi et qu’il avait certainement ses raisons. Cela valait bien un petit post, parce qu’à mon avis, je ne serai pas la seule à me plonger dans tous ces articles avec intérêt.

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Attachez vos ceintures avant le Flash forward

Mardi 8 décembre 2009

Certaines d’entre vous ont peut-être déjà fait connaissance avec cette nouvelle série flirtant avec le surnaturel. En dépit d’une érosion relative de l’audience, Flash Forward a été la série évènement de la rentrée aux Etats-Unis depuis fin septembre où sa diffusion a commencé. Et à cause d’elle j’ai dévoré l’écran de télévision pendant mon séjour outre-Atlantique, le temps de deux épisodes beaucoup trop courts! emoticone

L’intrigue de base -basée sur le roman de science fiction éponyme de Robert J. Sawyer- est assez simple. Toute l’humanité perd connaissance simultanément, pendant deux minutes et 17 secondes. Durant ce cours « évanouissement » chaque personne à un « flash » qui correspond à sa vie dans six mois. Lorsque les gens se réveillent, le flash s’avère perturbant pour beaucoup d’entre eux. Et l’enquête démarre évidemment pour découvrir comment et pourquoi toute l’humanité a pu perdre connaissance en même temps. Accident, complot?

Les premières diffusions de Flash forward ont passé régulièrement la barre des 10 millions de téléspectateurs et la chaîne ABC, qui a récupéré la série originellement produite pour HBO, l’a confirmée jusqu’en fin de saison. En Angleterre, en Espagne, en Australie et en Russie, où Flash Forward est également arrivée sur les petits écrans, le succès est général. En France, c’est TF1 qui devrait avoir le privilège de nous permettre de découvrir les aventures rocambolesques d’une humanité au réveil douloureux après un black out lourd de conséquences.

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L’école des sorciers et sorcières, cours préparatoire

Samedi 31 octobre 2009

 En me baladant récemment dans les allées d’une grande librairie américaine façon FNAC (Barnes and Nobles en l’occurrence) je suis tombée sur un très joli bouquin, the witch’s journal, particulièrement bien mis en valeur par la proximité d’Halloween. Il ne concerne pas vraiment les païens bénéficiant déjà d’une expérience conséquente, mais en le feuilletant, je l’ai trouvé tellement bien structuré et attractif que je l’ai acheté. Il est clair et pratique, fonctionnant sur la base de doubles pages à thème (un outil, les runes, les déités de telle ou telle culture etc…), toujours richement illustrées. Il comprend également des tables de correspondances, très utiles quand on débute et évidemment, quelques sortilèges simples.

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Un chapitre sur les sabbats manque cependant cruellement, ainsi que -dans les « basiques » expliqués dans les premières pages- quelques exemples de méditations et d’exercices de visualisation, qui insisteraient sur le travail au jour le jour, comme le fait par exemple une Marian Green dans tous ses livres. L’auteur du Witch’s journal, Selene Silverwind, prétend également qu’un sortilège ne peut pas mal tourner si l’on n’a pas de mauvaises intentions, ce avec quoi je ne suis pas trop d’accord.

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Je sais que les jolis petits livres de sortilèges ou les bouquins trop simplistes sont souvent considérés avec méfiance par certains païens. Mais parfois, il faut savoir se remettre de la peau de quelqu’un qui découvre tout cela. En discutant avec les Soeurs des éléments, lors d’une récente réunion, j’ai découvert que certaines d’entre nous n’avaient pas forcément été conquises par la lecture de la wicca de Scott Cunningham, l’un des rares ouvrages de wicca qui ait été traduits en français. C’est ce livre que j’ai utilisé pour faire mes premiers cercles, mais j’aurais certainement aimé avoir également entre les mains le witch’s journal, quand j’ai commencé à être attirée par le paganisme.

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Dans la même catégorie, on m’avait offert il y a quelques années Life Magic de Susan Bowes, que j’aime beaucoup également et qui n’est pas mal pour débuter. Et puisque j’ai évoqué plus haut Marian Green, je recommande très souvent A witch alone: thirteen moons to master natural magick », plus ancien et dont la présentation st beaucoup plus dépouillée, mais en la compagnie duquel j’ai passé d’excellents moments dans mon cheminement de païenne. Et qui semble avoir récemment été réédité (mais pas encore traduit en français emoticone) avec une nouvelle présentation et un nouveau titre.

Voilà. En cette belle journée de Samhain et du nouvel an païen, quelques petits panneaux indicateurs pour celles et ceux qui passent par ici en cherchant leur route emoticone.

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La grande histoire d’amour des Américains avec le capitalisme

Mardi 27 octobre 2009

Depuis vingt ans, Michael Moore est le poil à gratter des Etats-Unis. Issu d’un milieu modeste, il a grandi à Flint dans le Michigan, l’un des fiefs de la General Motors. Son premier film Roger et moi (1989) était d’ailleurs une charge féroce sur le constructeur automobile, où son père était ouvrier.  Depuis, ce cinéaste dérangeant et controversé s’est spécialisé dans les documentaires. Et après Roger et moi il s’est attaqué successivement au lobby des armes (Bowling for Colombine), à l’administration Bush face au 11 septembre (Farenheit 911) et au système de santé (Sicko).

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Dans son dernier film, Capitalism, a love story, qui sort le 29 novembre en France, mais que j’ai eu la chance de découvrir il y a quinze jours, pendant mon séjour aux Etats-Unis, Michael Moore reprend et développe le thème de son premier film et de la puissance des corporations américaine. Que le cinéaste s’attaque aussi ouvertement au système capitaliste peut surprendre lorsque l’on sait à quel point ce fonctionnement économique est ancré dans la mentalité du pays. Mais un an après la crise financière qui a ravagé la vie de beaucoup d’Américains et où certains ont perdu non seulement leur travail mais parfois la maison qu’ils habitaient depuis des années, les oreilles des Américains sont peut-être nettement plus ouvertes que dans le passé, à entendre dénoncer les limites d’un système qui selon le réalisateur, les a exploités sans aucun scrupule au profit d’un petit nombre. Tout en leur faisant miroiter la perspective d’intégrer un jour cette « caste ».

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Si le style du cinéaste peut être taxé de pamphlétaire et que sa facette provocatrice en fait sourire certains pendant qu’elle en agace d’autres, Michael Moore a le mérite de dénoncer des abus qui passent parfois quasi inaperçus même au pays du quatrième pouvoir et d’exposer à l’oeil du grand public, quelques manifestations choquantes d’une cupidité qui semble n’avoir aucune barrière morale. On découvre ainsi que certaines grandes compagnies américaines ont pris l’habitude de souscrire des polices d’assurance vie à leur profit, sur la tête de leurs employés et à l’insu de ceux-ci. En cas de décès, la famille ne touche pas un sou, mais c’est bingo pour la compagnie. Confortablement installé dans son fauteuil, on se dit alors qu’on est bien content de vivre en France et non pas chez Tonton Sam. Oui, mais pour combien de temps? La cupidité est une maladie aussi contagieuse que la grippe A et on en guérit beaucoup plus difficilement.

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Les nouvelles sorcières d’Eastwick

Samedi 17 octobre 2009

Charmed s’est achevé après huit saisons à succès en 2006, Buffy et sa sorcière de copine Willow ont disparu également de nos petits écrans, sinon à travers des rediffusions. Il manquait sur nos petits écrans quelques personnages de sorcières bien truculents et les producteurs de la télévision américaine ont décidé d’y remédier dès cet automne. C’est ainsi que vingt-deux ans après la sortie sur grand écran du film et le l’énorme succès qu’il rencontra au bow office, la chaîne ABC a lancé fin septembre la diffusion d’une nouvelle série, Eastwick, qui reprend le concept des Sorcières d’Eastwick.

L’idée est alléchante, mais hélas, le seul épisode que j’ai pu voir durant mon séjour aux Etats-Unis m’a laissé un peu sur ma faim. L’acteur qui a repris le personnage de Darryl, donne l’impression de singer Jack Nickolson à chaque seconde. Les trois sorcières sont un peu mieux campées, même si Roxy, qui incarne une artiste bohème séduisante est un peu blonde bimbo à mon goût et que Kat, la mère de famille rouquine, semble avoir particulièrement bien supporté ses cinq maternités. La plus crédible du trio est probable la brune, incarnée par Lindsay Price, attendrissante dans son rôle de journaliste maladroite.

Si la petite ville provinciale d’Eastwick est charmante, les images fort plaisantes et que la série se regarde sans effort avec un demi-sourire, elle manque malheureusement d’un ton, d’un style bien à elle qui a fait le succès de Sex and the city, Desperate housewives, Lost ou encore Grey’s Anatomy. Mais avec une score de plus de 8,5 millions d’auditeurs pour le premier épisode diffusé le 23 septembre, les sorcières semblent avoir retenu l’intérêt du public américain, et si Eastwick s’inscrit dans le temps, peut-être trouvera-t-elle une personnalité bien à elle au fil des épisodes. En attendant peut-être une diffusion en France.

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