Entre Cougars et princesses de contes de fées (Chroniques d’Oz, chapitre 5)

14 février 2010

A ses heures, l’Australien sait être écologiste. L’une des espèces -pas exactement menacée- dont le sort le préocuppe le plus dernièrement semble être le cougar. Pour celles qui ne sont pas encore familiarisées avec ce terme peu répandu en France, mais courant chez les Anglo-saxons, le cougar -en référence au nom anglais du puma- est une façon plus ou moins péjorative de désigner une femme ayant dépassé les 35 ou 40 ans (selon les sources), qui « chasse » lhomme plus jeune quelle, bousculant les conventions sociales qui veulent qu’un couple soit constitué par une femme et un homme de son âge ou.. plus âgé. Mais surtout pas le contraire. 

Institutionalisée il y a plusieurs siècles par des personnages historiques marquants comme Catherine II de Russie, la chasse au « cub » -ou lionceau en français- est aujourd’hui pratiquée avec succès par certaines « people ». Les plus connues sont Madonna associée depuis son divorce davec Guy Richie déjà de 10 ans son cadet à un manne quin de 27 ans son cadet- Demi Moore, mariée à un Ashton Kutcher qui lui rend 17 ans, ou encore Susan Sarandon, qui partageait jusqu’en 2009 la vie de Tim Robbins, qui a 12 ans de moins qu’elle.

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Mais ce qui a récemment attisé l’intérêt des Aussies pour ce phénomène de société est le battage autour du lancement sur les antennes nationales de la série Cougar town. Courteney Cox, une des anciennes friends, en est la vedette. N’ayant vu aucun épisode, je ne porterai pas de jugement définitif sur la série elle-même, sinon que les quelques extraits auxquels je n’ai pu échapper étant donné le martelage de la promotion, m’ont semblé navrants de bêtise et de clichés. Et il semble qu’avec beaucoup plus d’informations que moi, la journaliste de Sunday Life supplément de Week end de The Age -qui s’est fendue d’un article de quatre pages sur le sujet, couverture à l’appui- soit parvenue à des conclusions encore plus sévères que les miennes.

 « Je me demande si la colère contre les cougars est un effet secondaire de la visibilité grandissante de femmes plus âgées dans des positions d’autorité« , s’interroge Emily Nussbaum, qui après avoir apprécié le personnage débridé de Samantha dans Sex and the City, reste sceptique devant Jules, celui incarné par Courteney Cox dans Cougar Town. Mais alors que Sex and the city était une émanation des chroniques de Candace Buschnell dans le New York Observer, Cougar Town est celle d’un univers hollywoodien encore très masculin, ainsi que le rappelle ce récent article du New York Times.

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Pendant que les adultes jalousent, craignent ou ridiculisent les cougars, les petites filles se lovent dans un bain de « rose princesse », avec le plus grand des délices. Aux traditionnels contes de fées dont notre enfance a été bercée, s’est ajoutée la culture princesse, instrument marketing habilement dirigé vers les petites filles. Et dont certaines mères, comme Mia Freedman, une chroniqueuse du même Sunday life, s’émeuvent. « Pourquoi les personnages féminins des contes de fée n’ont-elles ni job, ni amis, ni talents ou capacités particulières?« , interroge-t-elle dans une réflexion que l’on peut retrouver ici, sur son site mamamia.   »Pourquoi chaque femme doit nécessairement être sauvée par un prince? Pourquoi ne peuvent-elles pas se sauver toutes seules? »

Mia Freedman évoque également l’image corporelle véhiculée par la représentation de ces princesses, à la minceur irréelle: « Elles donnent l’impression que les mannequins que l’on voit dans les magazines sont obèses« , ironise-t-elle. Le sujet de cette minceur avait d’ailleurs été abordé dans ce post par un chroniqueur, dont le blog est publié sur le site de l’hebdomadaire américain Newsweek et il a eu provoqué tellement de réactions qu’une suite a été publiée.

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Les questions posées par Mia Freedman, personnalité de son pays la plus suivie sur Twitter, sont légitimes. Depuis la révolution des années 70, la place de la femme dans la société a considérablement changé. Mais pas les contes de fée. Pas les histoires que l’on met dans la tête des petites filles, abondamment relayées par un merchandising à la fois séduisant et agressif, qui tient lieu d’amplificateur. La chronique de Mia Freedman m’a poussée à revisiter mon enfance et le rapport que j’avais moi-même développé avec les contes de fée à l’époque où j’avais l’âge de m’y intéresser. Je me suis toujours demandé pourquoi les personnages de princesse n’étaient pas ceux par lesquels j’étais attirée. J’étais désolée pour la belle au bois dormant et son long sommeil, mais j’avais surtout envie de chiper sa cape et son beau costume noir à Maléfice, la méchante fée. Lorsque j’ai découvert le film de Jacques Demy Peau d’âne, j’ai suivi avec intérêt la vie solitaire de Peau d’âne, cachée dans sa petite cabane dans la forêt. Mais c’était plutôt à sa marraine la fée -esprit libre drapée dans des robes vaporeuses qui n’entravaient pas ses mouvements- à laquelle j’avais envie de ressembler. 

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Peut-être suis-je une exception, mais peut-être pas. Dans ses contes qui farcissent la tête des petites filles, le shéma est quasi incontournable: une jolie princesse en danger est sauvée par un beau prince en dépit des agissements néfastes d’une ou plusieurs méchantes sorcières. Et l’unique route du bonheur est indiquée par un panneau:  »ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». On peut évidemment espérer que le message réducteur ne persistera pas de la petite fille à l’adolescente, mais il serait évidemment plus simple d’offrir aux petites filles une plus grande variété de mythes sur lesquels construire leur identité.

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Lune froide

10 février 2010

Voici juste une petite parenthèse avant le cinquième et dernier volet de mes chroniques d’Oz, pour vous présenter le dernier modèle de boucles d’oreilles que j’ai créé, inspirée par l’hiver glacé que nous vivons cette année en Europe Se tait.

Vous retrouverez bientôt ce modèle avec tous les autres sur ma galerie myspace. Sans oublier évidemment les nouveaux trésors Atalantes qui apparaissent régulièrement sur Légendes oubliées et trésors disparus d’Atalantide.

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Le féminisme est-t-il soluble dans la bière australienne? (chroniques d’Oz, chapitre 4)

5 février 2010

Sur le plan de la condition féminine, lAustralie -dont la bière est un signe de reconnaissance de la culture masculine- na pas exactement une bonne réputation. Il y a quelques années en revenant de là bas, javais discuté dans lavion avec un groupe dingénieurs français qui avaient collaboré avec une société française. Une femme figurait parmi les ingénieurs français et elle s’était plainte que les Australiens ne sadressaient qu’à ses collègues de sexe masculin et ignoraient quasiment sa présence. 

Les années ont passé mais alors quen France, jai parfois limpression que le terme de féministe a pris une consonance péjorative, depuis presque trois semaines que je suis arrivée en Australie cette année, il ne se passe quasiment pas un jour sans que lun des journaux que je feuillette, ne développe un thème autour de la condition féminine, qu’il s’agisse d’un hommage pionnière du féminisme en Australie ou encore de linjustice du traitement médiatique dont sont victimes les politiciennes par rapport à leurs homologues masculins.  Si beaucoup d’articles font justement état des disparités de traitement entre les deux sexes et du chemin qu’il reste à parcourir, le thème est de toute évidence sur le grill au pays des kangourous. 

Cest ainsi que jai découvert avec une certaine émotion sur une double page dun supplément de week-end de The Age, quotidien de référence à Melbourne, la destinée insolite dun peintre australien du début du XXème siècle, Hilda Rix Nicholas . Ou que jai appris à travers un sondage publié dans le Herald Sun le tabloïd de la même ville- que la majorité des Australiens (mais pas des Australiennes) n’étaient pas plus choqués que cela par les infidélités répétées de Tiger Woods.  Le lendemain, dans le même journal, une pluie de lettres déchirait les propos tenus la veille dans les mêmes colonnes par un politicien, Tony Abott, qui se faisait lavocat de labstinence avant le mariage… Enfin surtout les femmes dont la virginité est un « bien si précieux ». Depuis les éditoriaux se renvoient la balle pour réagir sur les propos toxiques du politicien

Dans les mêmes pages, jai également été heureuse dapprendre que le gouvernement fédéral menait une campagne musclée dans les rangs de la Marine, univers chargé de testostérone, pour quil devienne plus accueillant pour les femmes, qui démissionnent en masse paraît-il. Un autre article a fait état des résultats dune récente étude réalisée en Espagne autour de la culpabilité éprouvée par l’être humain, qui révèle que celle-ci est ressentie de façon beaucoup plus intense par les femmes, dont le système immunitaire est ainsi plus menacé. Une étude guère plus rassurante que celle réalisée l’année dernière aux Etats-Unis, qui révèle que les femmes sont globablement moins heureuses que dans les années 70 -quels que soient leurs choix de vie, mères ou non, mariées ou pas, travaillant ou restant à la maison- et suggère que cette tendance ne s’applique pas qu’aux Etats-Unis, mais également à d’autres pays. Celles qui tentent de jongler entre carrière et famille ont certainement des motifs d’instisfaction en Australie. Une enquête de the Age a en effet révélé récemment que les conseils d’administration de plus importantes sociétés australiennes ne comptaient que 8% de femmes dans leurs effectifs et que le pourcentage -inférieur à celui des Etats-Unis 15,2% et à la moyenne européenne, 9,7%- est en baisse depuis 2006. Quelques jours avant, le Daily Telegraph australien avait consacré quasiment une double page à un éditorial qui démontrait que les femmes récoltaient rarement les fruits de leur travail. L’éditorialiste se penchait notamment sur les cas de deux politiciennes Australiennes. La première ayant fini par démissionner de son poste pour « raisons familiales », alors que la seconde, célibataire sans enfants, était perpétuellement attaquée pour cette raison.

Et si les journaux ne suffisaient pas à nourrir ma réflexion, il y a quelques jours dans l’ascenceur de l’hôtel, j’ai croisé un couple dont l’homme portait un tee-shirt avec l’image ci-dessous.

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Pour terminer le tour dhorizon, l’éditorial dune journaliste mère de famille en croisade contre les contes de fées dans un supplément du week-end de The Age, ma tellement interpelée que jai décidé quil valait bien un post à part. Tout comme la grande fascination des Australiens pour les Cougars (qui nest supplantée que par celle pour la nourriture), la diffusion imminente de la série Cougars Town étant un prétexte rêvé pour sadonner à ce coupable plaisir. A venir donc la femme et la princesse des contes de fées et les « prédatrices » de chair fraîche masculine. 

Le calice cosmique (Chroniques d’Oz, chapitre 3)

1 février 2010

Il y a quelques semaines, il mest arrivé une aventure extrêmement déplaisante. En rangeant mes étagères, jai découvert que le pied du calice en pierre qui me suivait quasiment depuis le début de ma vie de sorcière avait été cassé. Je tiens à tous mes outils, parce quils sont avec mois depuis des années, mais sil y en a bien un qui mest précieux, enfin qui m’était précieux, c’était ce calice. 

Je lavais acheté dans un marché aux puces en Floride et lorsque jy suis retournée en décembre dernier, jai évidemment écumé le marché aux puces en question, dans lespoir de retrouver le même style de calice, que je navais vu nulle part ailleurs. Peine perdue.  Alors que c’était visiblement le produit en vogue il y a une dizaine dannées, maintenant plus un seul vendeur nen avait.

Je suis rentrée chez moi fort déçue, après m’être offert une excentrique montre couleur cuivre pour me consoler. Mais quelle ne fut pas ma divine surprise samedi dernier, alors que je parcourais un peu désabusée les allées dun autre de mes marchés favoris, en Australie cette fois, de tomber sur un adorable monsieur Afghan, qui vendait plusieurs modèles des mes coupes chéries, taillées et polies dans des pierres toutes plus magnifiques les unes que les autres. Il ma expliqué quelles étaient fabriquées dans Il y avait de lagate, des fossiles et dautres pierres quil na pas pu me nommer dont une dun turquoise très vif.

Mais cest finalement pour une autre plus sombre que jai optée, qui me rappelait la couleur dun ciel nocturne et totalem ent cosmique dans lequel la voie lactée s’étalerait comme une traînée de poudre rose. Jignore le nom de la pierre (et si quelquun a une idée en voyant la photo, toute information est la bienvenue Rire), mais en tout cas jadore mon nouveau calice. Maintenant, il ne reste plus qu’à le rapporter en France en un seul morceau emoticone.

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Brigitte, un magazine féminin en quête d’authenticité (chroniques d’Oz, chapitre 2)

28 janvier 2010

Ce nest certainement pas un hasard. Mais à chaque fois que je pose le pied en Australie, je tombe sur un article dans un quotidien local, qui vante les mérites dun magazine féminin différent, sadressant à la femme et non à la consommatrice. Et mettant en avant des femmes de la rue et non pas des mannequins parfois à la limite de lanorexie. Et comme cest un sujet qui me tient à cœur, je ne manque généralement pas den faire le relais.

Lannée dernière, javais parlé dans ce post dIndigo , un magazine destiné aux adolescentes et qui avait vu le jour grâce à linitiative dun groupe de femmes de lEtat de Victoria en Australie. Cette année, cest le magazine Allemand Brigitte qui est cité en exemple par le très respecté quotidien de Melbourne : The Age. Lassé d’être obligé de truquer les photos pour faire paraître les mannequins moins maigrichonnes, l’hebdomadaire allemand qui existe depuis 1954 et compte la bagatelle de 3 millions de lecteurs sest décidé à ne plus utiliser de mannequins professionnels à partir du début de cette année. Rappelant que ces dernières pèsent en moyenne 23% de moins que la femme de la rue. La rédaction a lancé un appel à ses lectrices pour se substituer aux pros et a reçu 25 000 réponses. 

Mais il ne faudrait pas en conclure pour autant, que linitiative de Brigitte a été unanimement applaudie. Ici et là les critiques ont fusé, entre les magazines concurrents qui nont vu là quun moyen de relancer une diffusion en perte de vitesse, ou ceux qui ont trouvé les lectrices devenues mannequins trop minces et trop jolies pour représenter la réalité quotidienne. Mais ainsi que le souligne The Age, cette initiative est peut-être lun des signes précurseurs de changements dans une industrie de la mode qui na que trop largement contribué depuis au moins une quinzaine dannée, à passer insidieusement à 95% dentre nous, le message que notre apparence physique n’était pas adéquate. Et rien que pour ça, on dit merci à Brigitte. D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas leur envoyer une petite photo emoticone. Pour celles qui seraient tentées par l’expérience, voici le lien pour s’inscrire. Notions de langue allemande recommandées emoticone.

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Les bons et mauvais sorts d’une petite sorcière comblée (chroniques d’Oz, chapitre 1)

25 janvier 2010

Il y a des jours où je ne regrette pas davoir sauté de mon lit en pleine forme. Des jours comme celui de la semaine dernière, ou un gentil monsieur en livrée noire et blanche a gratté à la porte de ma chambre dhôtel avec les journaux du matin et un petit paquet bien emballé. Jai joyeusement déchiré lemballage pour découvrir le délicieux petit cadeau que mavait envoyé mon amie Australienne, qui habite à Adelaïde, trop loin de Melbourne où je suis pour deux semaines et demi, pour venir me le remettre en mains propres. Il s’agit du tarot Sorcière, Charmes et Sortilèges de Gilian Kemp.

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Je connaissais ce jeu depuis longtemps et je dois reconnaître que je le lorgnais avec une envie enfantine emoticone, sans pouvoir me résoudre à lacheter. Trop « teenage witch » pour figurer dans ma collection de tarots et ora cles « sérieux » emoticone. Mais maintenant que quelquun a eu la gentillesse de me loffrir, je men sers tous les jours ! Les cartes sont vraiment mimis et comme dans The Goddess oracle dont je parlais récemment en raison de ses rituels, jadore le fait quil y ait un petit sortilège sur chaque carte. Même si c’est surtout pour le fun et que beaucoup d’entre eux ne correspondent pas exactement à mon éthique.

Le jeu est assez simple à utiliser et reflète son titre, bonne sorcière, mauvaise sorcière, avec des lames positives et d’autres plus sombres. Dans les faits, ce nest pas aussi blanc/noir que cela, et en dépit de leur simplicité, leur signification apporte vraiment quelque chose. Je lai utilisé pour mes tirages dune carte du matin, mais je nai jamais effectué de tirage plus complexe avec. Le tirage du chaudron qui est proposé au début du livret me semble assez tentant, mais je serais plutôt tentée de l’essayer avec l’un des jeux avec lesquels je me sens particulièrement en phase, comme Wisdom of Avalon.

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PS: Ah oui j’oubliais, OZ est le diminutif dont les Australiens affublent parfois pour nommer leur pays. D’où le nom des chroniques que je débute aujourd’hui emoticone à la veille de leur fête nationale.

Dans les coulisses de la cinquième avenue, avec Candace Bushnell

20 janvier 2010

Je viens de terminer le dernier livre de Candace Bushnell, Cinquième avenue. Et je l’ai dévoré comme tous les précédents, depuis Sex and the city. Celui-ci tire le portrait d’une galerie de personnages particulièrement truculents, gravitant tous autour d’un immeuble huppé de la fameuse cinquième avenue, épine dorsale de Manhattan.

C’est toujours un délice de lire du Candace Bushnell, sur l’oeuvre de laquelle je m’étais déjà penchée dans mon post estival consacré à la littérature des poulettes, ainsi que lors d’une présentation de Cinquième avenue en présence de l’auteur, à laquelle j’avais eu la chance d’assister à Miami. Dans ce dernier ouvrage, un paragraphe, prononcé par une vieille dame à l’esprit vif comme le vent m’a laissée pensive: « Payez-le décemment et faite-le travailler très dur. Comme ça il n’aura plus le temps d’écrire autre chose à côté. Mais ne le payez pas suffisamment pour qu’il puisse mettre de l’argent de côté et démissionner. Donnez-lui une mutuelle et des avantages. Transformez le en robot d’entreprise et vous n’aurez jamais plus à vous soucier de lui. »

Conseil judicieux de l’astucieuse vieille dame pour aider une voisine à sécher la plume d’un petit intriguant malveillant en quête de ragots, le processus demeure pourtant à méditer pour la très grande part d’entre nous qui vivont d’un salaire.

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Des mains douces au coeur de l’hiver

15 janvier 2010

Cela faisait longtemps que je n’avais pas fabriqué un crème pour les mains. A la demande d’une amie, qui se plaignait d’épiderme très sec sur ses mimines, en cette période hivernale particulièrement rigoureuse, j’ai concocté une formule assez simple, que je vous livre ici. Cette crème pourrait également être efficace si vous êtes sujets à l’exéma sur les mains.

Phase huileuse (30%)

-Cire émulsifiante pour textures onctueuses (Aromazone) 10%

-Beurre de karité 10%

-HV d’argan 5%

-Miel 5%

Phase acqueuse (70%)

-Hydrolat de ciste ladanifère 58%

-Gel d’aloe vera 10%

-Glycérine végétale 2%

J’ai rajouté de l’HE de genièvre et évidemment quelques gouttes d’EPP et de vitamine E pour la conservation.

Jeux de Déesses

8 janvier 2010

Les tarots n’ont jamais été une folle passion pour moi, mais depuis un ou deux ans, je me suis tout de même découvert un petit point faible dans un domaine précis: les oracles de Déesses. Et au fil de mes voyages ou de la générosité du père Noël emoticone, j’en ai glané trois que j’aime particulièrement.

Godessses of the new light: d’autant plus désirable que particulièrement difficile à trouver. Je connais même une femme qui se l’est acheté en allemand tellement elle en avait envie!  Comme beaucoup, j’ai flashé sur ce tarot, parce queje trouvais les images particulièrement belles. Avec une petite préférence pour Sige, qui a même été choisie comme bannière du forum Lunes Entrecroisées. Le livret est simple et pratique, avec un rappel sur la mythologie autour de la Déesse concernée et la signification de la carte dans un tirage.

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Goddess guidance oracle cards: Niché dans une petite boîte très pratique qui peut facilement se glisser dans une valise pour les vacances, je possède cet oracle depuis un an et je l’utilise très régulièrement. J’aime beaucoup l’arc en ciel de couleurs dans lequel se présentent les lames. Un turquoise pâle pour Maat, un violet grisé pour Rhiannon ou encore un vert pour Athena… Les images sont lumineuses et très inspirantes et le choix des Déesses, judicieux. Dans le livret, la signification de chaque carte est appronfondie, à travers le message que la Déesse nous envoie et un diverses hypothèses sur la signification de l’apparition de la carte dans un tirage.

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The Goddess oracle: mon petit dernier. En le découvrant, j’ai trouvé dans un premier temps les images moins séduisantes que celles des deux autres oracles, et surtout moins que la couverture du coffret, que j’adore. L’interprétation des cartes en revanche, m’a séduite. Si certains concepts sont un peu trop récurrents à mon goût, j’apprécie par contre énormément la suggestion de méditation ou de rituel qui accompagne chaque Déesse. Cela donne une dimension très concrète au tirage, avec une action immédiate.

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Il m’arrive également de tirer avec d’autres oracles ou tarots comme Wisdom of Avalon, ou the Druid, mais je trouve un plaisir particulier à tirer une carte représentant une Déesse. Un peu comme lorsque j’utilise les deux jeux de Monique Grande autour des archétypes féminins, Féminitude et Féminilune. Souvent, je les utilise en tirant simplement une carte le matin, pour me donner la note de la journée ou ce que je dois avoir en tête ce jour-là. Mais il m’est arrivé d’effectuer des tirages plus complexes, pour répondre à une question plus précise. Dans ces cas-là, il m’arrive de créer le tirage moi-même, en choisissant à l’avance la signification des cartes par rapport à la situation donnée. Par exemple, la première carte est l’archétype féminin (ou la Déesse) qui me retient dans le passé ou qui me bloque, la deuxième celle que je devrais écouter ou celle qui me guide, et la troisième, celle vers laquelle je dois me diriger. Et cette méthode donne dans l’ensemble, des résultats très satisfaisants.

Crème à la rose et présents de Yule

3 janvier 2010

 

Avant Yule, j’ai actionné mes petites mimines pour fabriquer quelques cadeaux. Boucles d’oreilles personnalisées (voir photos ci-dessous, que vous pouvez également retrouver sur ma page myspace), baumes pour les lèvres d’hiver à la vanille, mais aussi une crème visage à la rose dont je vous livre la recette. Avec un peu de retard, c’est mon cadeau de Yule.

Phase huileuse

cire émulsifiante 7%

Huile d’argan 5%

Huile d’amande douce 8%

Phase acqueuse

Hydrolat de rose de damas 58%

Gel d’aloe vera 10%

Gel G5 de silice organique 10%

Glycérine végétale 2%

Actifs

Une cuillerée à moka de poudre de cranberry, d’acerola et de myrtille (cette dernière donnant une très jolie couleur).

EPP, vitamine E et quelques gouttes d’HE de rose, bois de rose et patchouli.

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